Visite d’État en France

La France dans le top 3 des échanges

Les échanges commerciaux entre le Luxembourg et la France restent importants au fil du temps. Ils seront au cœur de la visite d’État du Grand-Duc qui débute ce lundi. En 2017, la balance commerciale a été favorable à notre voisin à hauteur de 400 millions d’euros. Les produits les plus échangés sont en rapport avec la métallurgie, le transport et l’alimentation.

Comme souvent lorsqu’il s’agit d’un pays voisin, les relations économiques entre le Luxembourg et la France se révèlent très importantes. Selon les données du Statec, les importations françaises vers le Luxembourg représentent 11,95% des achats du pays à l’étranger en 2017 et pointent en troisième position après la Belgique (33,96%) et l’Allemagne (26,54%).

Au niveau des ventes du Grand-Duché hors des frontières, Paris pointe en deuxième position avec 14,66% des exportations, derrière Berlin (27,78%). Avec un total de 1,85 milliard d’euros l’an dernier, elles reviennent au niveau haut de 2011, l’année record restant 2008 avec un total d’un peu plus de 2 milliards d’euros.

L’inverse est évidemment nettement moins impressionnant. Selon les chiffres (2016) de Business France, l’agence française du commerce extérieur, le Luxembourg est le 40e client de la France au niveau de ses exportations, avec une part de 0,4%. L’excédent de la balance commerciale entre les deux pays est donc traditionnellement en faveur de la France. En 2017, il est d’environ 400 millions d’euros.

Lorsqu’on regarde les différentes catégories de produits échangés, on perçoit directement le poids d’un acteur comme ArcelorMittal. Les produits métallurgiques viennent en effet en première place des exportations comme des importations. Les exportations de métaux ont dépassé 362,5 millions d’euros en 2017 selon les chiffres du Statec, tandis que les importations ont atteint 532,8 millions d’euros.

En troisième place des produits exportés, après les machines industrielles, on trouve le matériel de transport. Au niveau français, on s’étonne d’ailleurs de voir le Luxembourg exporter autant de véhicules automobiles sans abriter d’usines d’assemblage. Les services hexagonaux du commerce extérieur estiment donc qu’il s’agit là «du fruit de stratégies commerciales de la part de certaines marques». Dans l’autre sens, les véhicules viennent en deuxième place des importations. Ce qui, dans ce cas, est réellement lié au poids des constructeurs français (Renault et PSA).

Enfin, autre gros poste d’échanges transfrontaliers, les produits liés à l’alimentation. Les produits alimentaires transformés dans les unités grand-ducales ont été vendus en France pour 119,2 millions d’euros, tandis que la France exporte à la fois du bétail (268 millions) et des produits de l’industrie alimentaire (155,9 millions).