Électro au chaud

13 Février 2015 Par France Clarinval
Rone
Pour son album Créatures, Rone a créé des morceaux qui sont autant d'histoires à la fois bizarres et plaisantes. (Photo: Timothy Saccenti)

Contrairement à ce que son nom indique, le festival Freeeeze est de ceux qui réchauffent les cœurs à grands coups de beats, de boucles, de samples, et autres productions électroniques.

Depuis 2010, le festival Freeeeze, créé par l’association Boumchaka en Lorraine, a su s’imposer comme un rendez-vous musical incontournable de l’hiver. À travers l’électro et le hip-hop, fils conducteurs du festival, l’association Boumchaka rassemble un public de curieux et d’initiés désireux de se laisser transporter dans un univers singulier. Cette quatrième édition fera étape pour la première fois au Luxembourg, à la Rockhal.

Et nous sommes chanceux parce que ce dernier jour de festival sera l’occasion d’écouter et de voir une des pointures de l’électro française, une sorte de Petit Prince du sample planant: Rone.

Erwan Castex, de son vrai nom, présentera son tout nouvel album «Créatures» sorti il y a quelques jours et qui fait déjà le buzz pour sa réalisation irréprochable. Les morceaux de Rone sont des histoires, des petits films sonores (il a étudié le cinéma) peuplés de bestioles, mi-candides, mi-féroces dont on ne sait si elles sont des souvenirs, des rêves ou des cauchemars.

Il faut dire qu’en quelques années, le producteur s’est créé un univers musical personnel et enchanté, électronique et épique, qui emprunte des images au monde de l’enfance, du rêve et du réel et se colore d’une énergie optimiste. Cet univers joue de la douceur de mélodies nostalgiques, des nappes de son qui emballe sans jamais verser dans la froideur de la machine.

Rone n’est pas seulement un doux rêveur penché sur son ordinateur, c’est aussi un artiste de scène qui a connu de grands succès sur les scènes européennes des festivals d’été (Sonar, Pukkelpop, Printemps de Bourges, Vieilles Charrues ou Montreux Jazz) ou les salles exigeantes comme l’Olympia ou Le Botanique.

Par ailleurs, le festival Freeeeze propose un atelier de danse hip-hop et un atelier de scratch. En avant-programme, on pourra écouter M.A Beat qui fait de la musique samplée, basée sur les textures et les instruments acoustiques, le tout fusionné dans un environnement électronique. Il interroge les formes et leurs résonances.

 Le 14 février à partir de 18 h à la Rockhal.

Concert de Rone à 22 h.