Frédéric Becker (Project manager, Luxinnovation)

«Un nombre croissant de start-up»

03 Décembre 2013 Interview par Thierry Raizer
Frédéric Becker voit dans l’arrivée au Luxembourg de créateurs de strat-ups
Frédéric Becker voit dans l’arrivée au Luxembourg de créateurs de start-up étrangers un signe positif pour le pays. (Photo: Luxinnovation)

L’agence nationale de promotion de l’innovation rassemble ce mardi soir le monde des start-up et des initiatives qui les entourent. Un monde en émulation constante. Trois questions à Frédéric Becker, en charge du projet.

Monsieur Becker, les start-up ont-elles une approche différente en termes d’innovation par rapport aux entreprises établies ?

«Le processus d’innovation fait partie intégrante de la création d’une start-up. Les deux sont donc fondamentalement liés tandis qu’une action d’innovation peut, par exemple, mener un processus d’innovation pour aboutir à l’optimisation d’un produit. On parle donc de deux types de démarches.

Pourquoi avoir choisi d’organiser le «Luxembourg Startup Network(ing) Event» ?

«Nous constatons d’une part que le nombre de start-up est en augmentation constante et que, d’autre part, les initiatives destinées à soutenir leur croissance se sont aussi démultipliées depuis quelques années. Ces soutiens viennent d’ailleurs aussi bien du public que de la sphère privée. Nous avons donc voulons rassembler cet écosystème de façon informelle car les start-up font souvent partie d’un réseau, mais ne connaissent pas forcément l’ensemble des acteurs qui peuvent l’aider. À l’inverse, certaines jeunes entreprises excentrées de la capitale peuvent avoir besoin d’élargir leur réseau.

Quels sont, selon vous, les événements marquants de ces 12 à 24 derniers mois dans le champ des start-up luxembourgeoises ?

«Le nombre croissant des start-up est déjà un élément intéressant en soi. Nous ne disposons pas encore des données pour 2013, mais nous avons recensé 35 à 40 nouvelles jeunes sociétés pour 2012, soit un nombre plus important que les années précédentes où l’on oscillait entre 20 et 25 unités. Outre le fait que ces sociétés soient créées depuis Luxembourg, les entrepreneurs qui en sont à l’origine viennent pour beaucoup de l’étranger. Il s’agit donc d’un signe de l’attractivité du pays. Les nouvelles initiatives ou structures redynamisées sont aussi venues renforcer les soutiens potentiels envers les start-up. Je pense notamment au Technoport, au réseau Luxembourg business angels, à 1,2,3 Go avec «Seed for start», ainsi que les initiatives plus récentes telles que l’Impactory ou encore le Luxembourg futur lab de BGL-BNP Paribas. Notre groupe sur LinkedIn a aussi recueilli un franc succès avec quelque 800 membres, signe d’un intérêt pour l’échange d’information autour des start-up. 2014 devra aussi voir l’arrivée de nouvelles mesures de soutien dont un incubateur dédié aux biotechnologies.

«Luxembourg Start-up Network(ing) Event», ce mardi soir au Marx Bar, 42-44 rue de Hollerich. www.luxinnovation.lu