Vincent Ruck (Head of Programming, Paperjam Club)

«Un débat sur la presse ouvert au grand public»

14 Novembre 2017 Interview par Paperjam.lu
Vincent Ruck, Paperjam Club.
Les personnes présentes dans la salle pourront interpeller les participants. (Photo: Maison moderne / archives)

Le Paperjam Club organise ce mardi soir un grand débat autour de l’aide de l’État à la presse écrite au Luxembourg et, plus largement, du pluralisme de la presse. Les lecteurs de Paperjam peuvent d’ores et déjà adresser leurs questions aux orateurs via slid.do. Le débat sera retransmis en Facebook Live.

Monsieur Ruck, quels avaient été les promesses ou les engagements du gouvernement Bettel-Schneider dans ce dossier à son arrivée au pouvoir?

«Le programme de gouvernement conclu entre le DP, le LSAP et Déi Gréng constatait que ‘le secteur des médias se trouve actuellement engagé dans une profonde mutation. Les médias traditionnels doivent s’adapter à l’ère du numérique et ceci dans un contexte conjoncturel difficile’. Il ajoutait au sujet du régime d’aide à la presse qu’il serait ‘optimisé en concertation étroite avec les éditeurs luxembourgeois. Son évolution à long terme dans le contexte de l’internet et de l’ère numérique sera étudiée’.

À l’heure actuelle, cette réforme est en cours de définition. En attendant l’issue des discussions, un régime transitoire d’aide à la presse en ligne a été mis en place en janvier dernier. 

Quelle est l’origine du cadre légal entourant le régime de l’aide de l’État à la presse écrite?

Son objectif était de maintenir la diversité dans la presse d’opinion nationale. Cette loi fixait des règles d’éligibilité et deux parties dans l’aide. La première partie est fixe, la seconde variable et proportionnelle au volume de contenu rédigé, avec un plafond maximal. Le régime a été modifié en 1998 avec notamment la suppression, un an plus tard, de ce plafond. Cette décision a entraîné une augmentation significative de l’aide perçue, surtout au Tageblatt puis au Wort et, plus largement, à leurs maisons d’édition, respectivement Editpress et Saint-Paul. Aujourd’hui ces deux entreprises touchent 75% de l’aide qui a pourtant été créée pour garantir la diversité.

Quels seront les éléments en discussion aux Rotondes?

Nous avons invité des représentants politiques et des médias au Luxembourg qui interviendront sur scène. Il y a deux groupes: les maisons de presse et le personnel politique. Du côté des médias, il y aura Christoph Bumb (Reporter.lu), Robert Garcia (Radio Ara), Claude Karger (Lëtzebuerger Journal), Mike Koedinger (Maison Moderne), Paul Peckels (Saint-Paul Luxembourg). Du côté des politiques, Xavier Bettel (Premier ministre, ministre des Communications et des Médias) livrera un message vidéo à l’audience. Claude Adam (Déi Gréng), Yves Cruchten (LSAP) et Claude Wiseler (CSV) interviendront sur scène. Les échanges porteront autour des axes envisageables ou envisagés pour une refonte du régime de l’aide de l’État à la presse tel que nous le connaissons. Chaque intervenant pourra faire trois propositions de suppression, modification ou introduction de nouvelles mesures. 

La discussion sera aussi guidée par les questions adressées par les lecteurs de Paperjam.lu et les personnes présentes sur place. Il suffit de se rendre sur www.sli.do et d’y saisir le mot-clé AidePresse2017. Et pour ceux qui seront sur place, il leur suffira de prendre la parole!»

Le débat sera aussi retransmis en live sur la page Facebook de Paperjam.

Entrée gratuite mais sur inscription.