Marc Spautz (Président du CSV)

«Nous ne regardons pas seulement le 8 octobre 2017»

24 Mars 2017 Interview par Jean-Michel Hennebert
Marc Spautz
Pour le président du CSV, le congrès national du 25 mars doit permettre non seulement de faire le bilan des 12 mois écoulés, mais aussi de préparer le meeting du 5 avril, dédié aux communales. (Photo: Sabino Parente / archives)

Réuni samedi à Ettelbruck dans le cadre d’un congrès national, le CSV doit non seulement tirer le bilan de l’année écoulée, mais aussi préparer les grandes lignes politiques en vue des élections communales du 8 octobre.

Monsieur Spautz, le congrès national de ce samedi est une étape supplémentaire en vue de la tenue des élections communales. Quelles seront les priorités de votre parti dans ce contexte?

«Le congrès servira avant tout à faire le bilan de ce qu’il s’est passé au cours des 12 derniers mois. Et c’est seulement par après que nous nous occuperons des élections communales où nous débattrons d’une résolution instaurée il y a six semaines par le comité de nos élus locaux, avec des échanges sur toute une série d’amendements à introduire. Mais le vrai débat autour des élections communales de tiendra lors d’un meeting à part, le 5 avril à Cents, où toutes les sections ont été invitées pour leur indiquer la manière dont nous souhaitons mener cette campagne des communales.

La direction à suivre sera déterminée à la fois par la résolution adoptée samedi, mais aussi par les grandes lignes annoncées par Claude Wiseler, qui a fait état du besoin, au niveau national, de restructurer les communes, et au niveau local d’améliorer la qualité de vie. Nous allons aussi, dans les 45 communes au système proportionnel, présenter nos listes et ce sera aux candidats respectifs d’établir leur propre programme pour leur commune. Notre but est bien évidemment d’avoir le plus de conseillers communaux et de bourgmestres possible au soir du 8 octobre.

Dans ce cadre, le renouveau du parti passera-t-il par la désignation de nouvelles têtes comme cela a été le cas récemment avec Serge Wilmes pour mener la liste dans la capitale?

«C’est déjà le cas, car nous allons présenter la troisième vague de notre formation des jeunes, donc 12 nouveaux candidats. Cela se fait aussi dans la capitale avec Serge Wilmes ou à Esch-sur-Alzette avec Georges Mischo, où les jeunes sont désormais têtes de liste. Ce n’est pas un alibi, mais bel et bien une marque de confiance dans cette nouvelle génération, car nous ne regardons pas seulement le 8 octobre 2017, mais octobre 2018 (date des élections législatives, ndlr) et les prochaines élections communales en 2023. Avec le but d’entrer dans les collèges échevinaux en 2017 de Luxembourg-ville, Esch-sur-Alzette ou Differdange par exemple, pour ensuite en prendre la tête.

L’appel que vous avez lancé auprès des députés CSV pour qu’ils s’engagent dans les communales n’a pas été suivi à 100%. Est-ce un regret?

«Dans le Nord, trois des quatre députés se présenteront (Martine Hansen a décliné la proposition, ndlr), dans l’Est, ce n’est pas encore sûr, mais actuellement, deux des trois députés sont sur les listes et j’ai bon espoir que la troisième (Octavie Modert, ndlr) se présente aussi. Dans le Centre, ce sont cinq sur huit députés et dans le Sud, nous en recensons sept sur huit, mais ça peut encore changer pour obtenir la totalité. Les listes définitives seront publiées le 25, donc tout est encore possible.»