Shaun Motiani (Responsable du concours 1, 2, 3 Go)

«Le digital est omniprésent dans l’entrepreneuriat»

21 Septembre 2017 Interview par Jonas Mercier
Shaun Motiani
«Tout en restant prudent quant à la catégorisation des entrepreneurs selon leur région d’origine, on note certaines caractéristiques spécifiques», explique Shaun Motiani, le responsable du projet 1, 2, 3 Go. (Photo: Nyuko)

À l’occasion de la soirée de clôture du concours 1, 2, 3 Go, où seront présentés les 10 projets les plus prometteurs de l’édition 2017, le responsable du projet chez Nyuko, Shaun Motiani, revient sur les spécificités des projets proposés cette année et des profils des entrepreneurs sélectionnés. La soirée débutera à 18h à la Chambre de commerce.

Monsieur Motiani, quelles ont été les grandes tendances des projets entrepreneuriaux présentés lors de cette 17e édition de 1, 2, 3 Go? Le digital est-il au cœur de toute l’attention?

«Cette année a été marquée par une grande diversité dans les domaines d’activité des projets présentés. En tout, 12 secteurs étaient représentés parmi les 43 porteurs de projet qui ont remis un business plan fin juin. Parmi ceux-là, le digital était indéniablement leader avec près de 45% des projets liés aux TIC, mais aussi au big data.

Nous avons aussi remarqué une nette tendance de digitalisation dans d’autres secteurs tels que la médecine, l’éducation, la logistique ou encore la finance.

Malgré l’omniprésence de la digitalisation, 1, 2, 3 Go a également vu cette année un certain nombre de projets innovants dans l’économie de la fonctionnalité, à savoir la vente de l’usage d’un bien plutôt que du bien lui-même, ou le design innovant.

Existe-t-il des différences d’approche ou d’intérêt entre les entrepreneurs du Luxembourg et ceux de France, d’Allemagne ou de Belgique?

«La grande valeur ajoutée du concours 1, 2, 3 Go est son côté interrégional et la mise en relation de participants et experts issus de la Grande Région. Tout en restant prudent quant à la catégorisation des entrepreneurs selon leur région d’origine, on note certaines caractéristiques spécifiques.

Les entrepreneurs en provenance du Luxembourg ont des profils et projets très variés, à l’image de la diversité qui caractérise le pays. La Rhénanie-Palatinat, tout comme la Wallonie, est riche en étudiants-entrepreneurs motivés, frais et ambitieux.

Du côté français, les entrepreneurs développent des solutions concrètes pour répondre aux challenges du quotidien. Enfin, en Sarre, le B2B, surtout en collaboration avec les PME, a été le secteur le plus représenté.

Le programme 1, 2, 3 Go existe maintenant depuis 17 ans. Connaît-il toujours autant de succès dans la Grande Région?

«Aujourd’hui plus que jamais, les frontières entre pays se brouillent pour les entrepreneurs, qui profitent de la digitalisation pour opérer depuis le pays de leur choix. Dans un contexte où le marché ciblé peut se trouver dans trois, voire quatre, pays différents, les entrepreneurs doivent pouvoir s’adapter à différents environnements.

C’est précisément ces points de vue externes et divers que les porteurs de projet participant à 1, 2, 3 Go recherchent et qui restent uniques ici en Grande Région.

C’est surtout l’apport des experts, des événements et de l’accompagnement qui est recherché.

Shaun Motiani, responsable de 1, 2, 3 Go

Cette année, pour la première fois, 10 lauréats ont été sélectionnés pour présenter leur projet à l’oral devant un jury composé d’entrepreneurs issus de la Grande Région. Ainsi, la note de leur pitch viendra compléter celle sur leur business plan.

Les trois meilleurs projets remporteront respectivement 10.000, 6.000 et 4.000 euros. Mais plus que l’aspect financier, c’est surtout l’apport des experts, des événements et de l’accompagnement qui est recherché par les porteurs de projet et qui fait la grande force de 1, 2, 3 Go depuis sa création.»