Jean-Marie Maekelberghe (Victor Buck Services)

«La première erreur à éviter est la précipitation»

12 Mars 2018 Interview par Paperjam Club
Jean-Marie Maekelberghe
Jean-Marie Maekelberghe: «Que ce soit dans l’approche ou la technologie adoptée, il est important que l’intérêt du client/utilisateur final soit préservé.» (Photo: Victor Buck Services)

À la suite du «10x6 Digital Transformation» organisé par le Paperjam Club le mercredi 28 février, l’un des sponsors de l’événement, Jean-Marie Maekelberghe (Victor Buck Services), partage ses réflexions sur la transformation digitale des entreprises.

Si la transformation digitale peut faire peur, quelles sont, selon vous, les opportunités offertes par une telle démarche?

«La transformation digitale est avant tout une nécessité dans un monde en constante mutation. C’est aussi une belle opportunité d’améliorer sa compétitivité en proposant des produits et services innovants et personnalisés.

La transformation digitale est d’autre part un moyen pour les entreprises de s’affranchir de certaines tâches pour se concentrer sur l’essence de leur métier et permettre à leurs collaborateurs d’enrichir leurs compétences.

En tant que prestataire de services spécialisé dans l’externalisation de processus métier, notre rôle a évolué avec la révolution numérique en cours. Au cours des deux dernières décennies, l’externalisation des processus métier est devenue un enjeu stratégique pour les entreprises. Aussi, nous sommes de plus en plus sollicités dans un rôle d’accompagnement et de conseil. La transformation digitale offre dès lors une belle ouverture aux entreprises comme la nôtre pour mettre leur expertise au service des professionnels afin de les guider dans l’évolution des tâches qu’ils nous confient et leur permettre de dédier plus de temps et de ressources à la création de valeur et à la relation client, facteurs-clés de réussite d’une transformation digitale.

Quelles sont les principales erreurs à éviter pour une entreprise qui se lance dans un projet de transformation digitale?

«La première erreur à éviter est la précipitation. Le terme ‘digital’ se décline différemment suivant les organisations. Pour éviter les incohérences, la transformation digitale doit être mûrement réfléchie et motivée par des objectifs clairs et alignés sur la stratégie globale de l’entreprise.

La deuxième erreur serait de négliger l’expérience utilisateur. Que ce soit dans l’approche ou la technologie adoptée, il est important que l’intérêt du client/utilisateur final soit préservé.

D’autre part, une autre erreur consisterait à sous-estimer l’organisation qu’exige un projet de transformation digitale. La planification est primordiale et doit s’appuyer sur une évaluation réaliste de l’existant. Cette étape permettra de jauger la maturité digitale de l’entreprise et sa capacité à intégrer les changements induits par la transformation digitale.

Enfin, il ne faut surtout pas négliger la gouvernance. Il est important que la démarche soit soutenue par la direction et qu’une équipe dédiée porte le projet. Idéalement, cette équipe devra être composée de collaborateurs de différents services et niveaux de responsabilités afin d’asseoir la légitimité du projet et favoriser l’adhésion générale.

Quelles solutions proposez-vous à vos clients pour relever le défi de la transformation digitale?

«Nous proposons à nos clients des services destinés à réduire l’usage du papier au sein de leur organisation.

Nos services de dématérialisation et de conservation aident au traitement et à la gestion électronique de l’ensemble de l’information collectée au sein de l’entreprise. À ce titre, nous sommes certifiés PSDC*, ce qui nous désigne comme expert agréé de services de dématérialisation et de conservation à valeur probante. Nous garantissons à nos clients que leurs copies numérisées et conservées via notre processus PSDC auront la même valeur probante que les originaux.

En matière de communication, nous proposons à nos clients une large gamme de supports physiques et numériques sécurisés destinés à leur communication d’entreprise. Notre plateforme accessible dans le monde entier offre un dispositif omnicanal pour concevoir, gérer et livrer des informations, quel que soit le volume souhaité, tout en optimisant l’expérience client.

Enfin, avec notre digital mailroom, nous proposons un point d’entrée unique pour toutes les communications d’affaires (papier, fax, e-mail, etc.). Le courrier physique est ouvert, trié, numérisé et injecté dans l’applicatif métier du client afin que les destinataires puissent le récupérer.» 

Les photos du 10x6 Digital Transformation sont disponibles sur la page de l’événement: club.paperjam.lu

*PSDC = Prestataires de services de dématérialisation ou de conservation. Statut délivré par L’ILNAS (Institut luxembourgeois de la normalisation, de l’accréditation, de la sécurité et qualité des produits et services).
Il existe 3 statuts PSDC: 
  • PSDC-D, qui permet uniquement la dématérialisation à valeur probante;
  • PSDC-C, permettant la conservation (ou archivage électronique) à valeur probante;
  • PSDC-DC, autorisant les deux.
Victor Buck Services dispose du statut de PSDC-DC.