Art contemporain

Voyage dans un autre monde

19 Octobre 2017 Par Céline Coubray
Laura Mannelli
Laura Mannelli s’est inspirée de la «Divine Comédie» de Dante pour créer un monde immersif, au croisement entre arts plastiques, jeux vidéo, nouvelles écritures et architecture. (Photo: Laura Mannelli)

Laura Mannelli inaugure ce soir à la galerie Indépendance l’exposition «The Promises of Monsters».

Grâce à la bourse Indépendance dédiée aux arts numériques obtenue en juin 2017, l’artiste Laura Mannelli a eu l’opportunité de pouvoir réaliser une nouvelle œuvre et de pouvoir présenter son travail dans la galerie Indépendance de la BIL.

Cette artiste luxembourgeoise, qui travaille entre le Luxembourg et Paris, nourrit depuis plusieurs années une réflexion basée sur les réalités virtuelles et ses nouveaux paradigmes. À l’occasion de la Triennale Jeune Création organisée cet été aux Rotondes, elle avait déjà réalisé un premier opus de ce travail qui trouve, dans cette exposition à la galerie Indépendance, une forme finale. Laura Mannelli s’est inspirée de la «Divine Comédie» de Dante pour créer un monde immersif, au croisement entre arts plastiques, jeux vidéo, nouvelles écritures et architecture. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que cette artiste est également architecte. Le titre, «The Promises of Monsters», est inspiré du «Manifeste Cyborg» de Donna Haraway. Elle a également travaillé en collaboration avec Gérard Hourbette du groupe Art Zoyd et Frederic Thompson, designer immersif, pour créer ce nouvel univers où les visiteurs partent sur les traces d’un «Méta-Wanderer» comme le nomme Margherita Balzerani, un vagabond des réseaux. Inspirée par la démarche de Space Ressources initiée par le gouvernement, Laura Mannelli a placé la narration de cette nouvelle œuvre dans l’espace. Les visiteurs découvrent donc à la fois des objets réels ayant appartenu à cet aventurier imaginaire, mais plongent aussi dans des réalités virtuelles.

Du 20 octobre 2017 au 2 février 2018. Galerie Indépendance: 69 route d’Esch, Luxembourg.