Venture capital

Viola Fintech à la recherche de pépites

12 Juin 2018 Par Thierry Raizer
Viola Fintech
Le groupe Viola affiche 2,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ce qui en fait le plus important acteur dédié à l’investissement dans des sociétés technologiques en Israël. (Photo: Licence C.C.)

Le fonds israélien Viola Fintech vise des start-up fintech à travers le monde. Une ambition qui passe par le Luxembourg au travers de SGG et Goodwin.

Avec un premier round à 100 millions de dollars mené à la fin de l’année 2017, Viola Fintech veut investir dans des start-up actives dans les fintech, en Israël, mais aussi à travers le monde. Le nouveau fonds de capital risque opère dans le giron du groupe israélien Viola. L’expertise et les chiffres affichés par ce dernier ont visiblement séduit plusieurs grandes banques qui ont participé à la levée de fonds initiale qui a été bouclée en décembre dernier. 

Selon Reuters, la banque canadienne Scotiabank, l’entreprise d’assurances américaine The Travelers Companies, la banque française BNP Paribas et une autre banque européenne dont le nom n’a pas été dévoilé ont apporté quelque 50 millions d’euros, le restant étant amené par la banque israélienne Hapoalim, la société d’investissement Meitav Dash, Discount Bank et Direct Insurance. 

Les fondateurs veulent poursuivre en portant le fonds entre 120 et 150 millions de dollars, en s’ouvrant à d’autres partenaires. Viola Fintech vise principalement le financement de sociétés dans le créneau B2B, dans des secteurs tels que les insurtech, les regtech, la gestion de fortune ou d’actifs, la compliance ou la technologie à destination des PME. Le fonds s’intéresse aussi à des fintech qui proposent des solutions pour faciliter la digitalisation ou la modernisation de systèmes centraux d’acteurs du secteur financier.

Luxembourg au cœur du projet

Le groupe Viola affiche 2,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ce qui en fait le plus important acteur dédié à l’investissement dans des sociétés technologiques en Israël. Un acteur de référence qui a visiblement trouvé écho au Luxembourg puisque le fonds y est domicilié et géré par un AIFM. Un exemple de plus de l’intérêt pour la Place dans l’alternatif. Deux acteurs locaux ont aussi été au premier rang de la création du fonds, SGG et le cabinet d’avocats Goodwin. «Nous sommes ravis d’avoir supportés Viola Investment Group pour le lancement de ce nouveau fonds dédié aux fintech, déclare Justin Partington, SGG Group Funds Solutions Leader. Le fait que le nouveau fonds recueille un tel engagement est un témoignage indéniable dans les capacités d’investissement et de management de Viola.» Le fonds devrait miser avec un premier apport de 3 à 5 millions de dollars dans les start-up repérées. Un montant qui pourrait monter jusqu’à 10 millions de dollars si le modèle convaincant le justifie.