Benji Kontz

«Vendre des voitures pour mieux respecter l’environnement»

20 Juillet 2017 Interview par Frédéric Antzorn
Benji Kontz
Benji Kontz: «Je ne pense pas que quelqu’un ait vraiment l’ambition de vouloir détrôner Volkswagen de la première place, qui revient, forcément, à une marque généraliste.» (Photo: Maison Moderne)

L’administrateur délégué d’Arnold Kontz Group, Benji Kontz, se félicite de la bonne tenue, au cours des six premiers mois de l’année, du marché automobile luxembourgeois et de la hausse des immatriculations, qui permet de mettre sur la route des voitures toujours plus propres. Soit, dit-il, la contribution des concessionnaires à davantage de respect de l’environnement.

Monsieur Kontz, le marché automobile luxembourgeois affiche des immatriculations en hausse de 2,2% au cours des six premiers mois de cette année, comparativement au premier semestre de 2016. Comment jugez-vous cette progression?

«Cette croissance est un bon signe pour le marché automobile luxembourgeois, et nous sommes heureux de contribuer à cette croissance. De manière générale, les concessionnaires avaient parlé en début d’année d’un Festival automobile relativement bon, et cela se traduit naturellement dans les statistiques d’immatriculation.

Alors que les autorités font la promotion de la mobilité douce, on vend donc aujourd’hui toujours plus de voitures au Luxembourg. N’est-ce pas là paradoxal?

«Le fait de vendre plus de voitures ne veut pas forcément dire que le parc automobile augmente. Les conducteurs profitent aujourd’hui d’une offre importante à des conditions souvent très intéressantes pour remplacer leur voiture d’il y a quelques années par des modèles nouveaux, diesel ou essence, qui sont beaucoup plus respectueux de l’environnement grâce à de nouvelles technologies embarquées.

Il semble cependant aussi évident que dans un contexte de population croissante, les ventes d’automobiles augmentent en même temps, alors que la voiture reste la seule à permettre une mobilité individuelle sans compromis.

Ce qui change et changera encore, c’est l’utilisation au quotidien de la voiture, où la mobilité douce est encouragée et soutenue par toutes les parties prenantes, y compris les concessionnaires automobiles. Le fait de vendre plus de voitures s’inscrit donc dans une même approche du respect de l’environnement que la mobilité douce, tout en augmentant le confort individuel.

La première marque immatriculée au Luxembourg, Volkswagen, affichait au premier semestre 12,18% de parts de marché, contre 11,03% à la même époque de l’an dernier. Est-elle à considérer comme intouchable selon vous?

«Je ne pense pas que quelqu’un ait vraiment l’ambition de vouloir détrôner Volkswagen de la première place, qui revient, forcément, à une marque généraliste. Je me rappelle d’une époque où nous avions – heureusement – échappé de justesse à la première position avec la marque BMW.

Mais je dois vous avouer ne pas vraiment porter d’attention à qui occupe le podium des immatriculations.

Après avoir abandonné l’an dernier Mini et BMW, vous avez immatriculé cette année 520 Land Rover, 194 Jaguar et 11 Lotus dans vos concessions de la capitale et de Niederkorn. Cela correspond-il aux ambitions que vous vous étiez fixées?

«Avec Aston Martin, Jaguar, Land Rover et Lotus, nous avons misé sur quatre marques à fort potentiel de croissance. Avec notre concession à Luxembourg-ville, complètement transformée et bien préparée aux volumes croissants, à la fois pour la vente et pour le service après-vente, nous profitons aujourd’hui de cette belle infrastructure pour développer les volumes de nos quatre marques prestigieuses.

De plus, notre concession additionnelle Jaguar Land Rover Sud, idéalement située à Niederkorn, dans une région intensément peuplée, près des frontières belge et française et à proximité immédiate de l’autoroute collectrice du Sud, nous donne l’opportunité de faire davantage de volume au Luxembourg, tout en pouvant délivrer le meilleur service sur les deux sites.

En tant que représentant de marques exclusives, l’ambition n’est pas de faire du volume à tout prix. Nous avions communiqué vouloir vendre durablement plus de 1.000 voitures neuves par an, et je suis dès lors très satisfait du développement actuel de nos marques au Luxembourg, dont les nouveaux modèles correspondent parfaitement à la demande pour des voitures exclusives à la pointe de la technologie et au design extravagant et inégalé.»