Dans le Land

Une nouvelle tournée de dumping fiscal

13 Septembre 2018 Par d'Lëtzebuerger Land
Dans ce numéro, le Land revient sur l’annonce de l’intention de baisse du taux de l’impôt sur le revenu du CSV.
Dans ce numéro, le Land revient sur l’annonce de l’intention de baisse du taux de l’impôt sur le revenu du CSV. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, l’annonce de l’intention de baisse du taux de l’impôt sur le revenu du CSV.

Cette semaine, le PCS a annoncé son intention de baisser le taux de l’impôt sur le revenu des collectivités en plusieurs étapes pour arriver à un seuil de 15 pour cent contre 18 pour cent actuellement. Au cours des cinq ou sept prochaines années, il veut réduire l’imposition globale des entreprises de 26 à 20 pour cent. Pour atteindre son but, la tête de liste conservatrice Claude Wiseler veut en faire une cause nationale et rallier l’opposition pour engager la responsabilité des gouvernements même après la fin de la prochaine législature en 2023. Les programmes électoraux du DP et de l’ADR annoncent une réforme fiscale similaire, tandis que le POSL et les autres partis de gauche jugent les réductions de 2017 et 2018 suffisantes.

Des selfies contre les nazis

Xavier Bettel (DP) a réussi jeudi dernier à tenir une manifestation électorale de proportions épiques et aux frais de la princesse sans opposition quelconque. La visite de travail de ses amis et collègues libéraux de Belgique, des Pays-Bas et de la France et la consultation citoyenne très festive avec Emmanuel Macron à la Philharmonie étaient cruciales pour lui à ce moment de la campagne. Car les rendez-vous lui permettaient de se présenter comme homme d’État au même rang que le président français, alors qu’il n’a rien à dire en matière de politique nationale ayant laissé les rênes à son vice-premier ministre et les ministres de ressorts respectifs au cours des dernières années.

On va y arriver!

Novice au gouvernement, la ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg a réussi à rendre la politique de l’environnement visible. Elle a mené une politique de petits pas servie par une stratégie de communication qu’elle a menée avec feu Camille Gira sous le mot d’ordre «On va y arriver!». Mais bon nombre de protecteurs de l’environnement sont déçus, car ils attendaient une Carole Dieschbourg plus offensive. Comme dans les dossiers Fage et Knauf, lorsqu’elle a commencé à incarner une politique selon laquelle la croissance économique doit être limitée parce que la planète a ses limites aussi.