Secteur bancaire

Une classification des plus jeunes plus attractive

24 Octobre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
Convention collective bancaire.
Les représentants syndicaux et le président de l’ABBL lors de la signature de l’avenant, le 22 juin dernier. (Photo: Mike Zenari / archives)

Les négociations sur une nouvelle convention collective bancaire pour 2018-2020 se poursuivent dans une atmosphère désormais plus feutrée. Les échanges portent notamment sur la nouvelle classification, qui doit prendre en compte «les nouveaux métiers» de la Place.

La signature, le 22 juin dernier, d’un avenant à la convention collective de travail du secteur bancaire 2014-2016 pour l’année 2017 a permis aux syndicats et à l’ABBL de bénéficier de quelques mois supplémentaires afin de mettre sur pied un nouveau texte que tous veulent «modernisé et simplifié». Depuis, la communication autour des discussions en cours est rare. Dans la continuité du côté de l’ABBL, fidèle à sa stratégie de ne rien dire tant que rien n’est acté, de manière plus inattendue du côté des syndicats.

Pourtant, plusieurs éléments sont en passe d’évoluer. Ou du moins, «font l’objet d’analyse», selon l’Aleba, principal syndicat du secteur financier, contacté par Paperjam.lu. C’est notamment le cas au sein du groupe de travail baptisé «classification et rémunération» où la question de la mise en place d’une nouvelle classification pourrait faire bouger les lignes en termes de rémunération.

Interprétations variables

«L’ABBL a mis la semaine dernière sur la table des propositions qui visent à rendre la Place plus attractive pour les plus jeunes, en prenant en compte les nouveaux métiers», note Gilles Steichen, vice-président de l’Aleba, qui voit dans l’idée du patronat «une piste à creuser».

Si le front syndical tient toujours, l’interprétation des propositions de l’ABBL diverge quelque peu selon la sensibilité et les attentes des différents partenaires. Pour Vincent Jacquet, secrétaire général adjoint du LCGB, «les discussions portent uniquement sur la revalorisation des barèmes de départ, alors que le catalogue commun de revendication parle, lui, d’évolution des salaires de tous les salariés du secteur». Même analyse du côté de l’OGBL, où Véronique Eischen, membre du bureau exécutif, assure n’avoir «rien vu jusqu’à présent sur ce sujet primordial».

CCT des assurances dans le viseur

La prochaine réunion en groupes de travail se tiendra la semaine prochaine, avant la tenue, a priori mi-novembre, d’une nouvelle séance plénière. Chaque partie continuera d’avancer ses pions, tout en sachant que la date du 31 décembre approche à grands pas.

Dans sa dernière lettre d’information, l’Aleba indiquait par ailleurs vouloir dénoncer l’avenant à la convention collective «courant novembre» afin de permettre la mise en place de négociations officielles. Ces dernières seront alors suivies attentivement par les quelque 25.000 salariés de la Place puisque du résultat des négociations sur la convention collective bancaire devraient découler les grandes lignes de la prochaine convention collective du secteur des assurances.