Diversification

Un supercalculateur qui crée déjà de la substance

12 Septembre 2016 Par Thierry Raizer
Günther H. Oettinger, Commission européenne
Le commissaire européen en charge de l’économie digitale a confirmé à Étienne Schneider l’arrivée de 130 fonctionnaires au Luxembourg. (Photo: Commission Européenne)

Le Luxembourg prendra en charge le développement du «supercalculateur» européen, a indiqué ce lundi Étienne Schneider. 200 postes de travail sont concernés dans un premier temps.

Étienne Schneider est intervenu ce matin sur l’antenne de RTL pour la première interview politique de la rentrée en radio. Outre les dossiers relatifs à la police ou au remaniement gouvernemental – dépendant toujours du feu vert de la Banque centrale européenne quant à la nomination d’Henri Grethen à la présidence de la BCEE –, le ministre a évoqué les projets «visionnaires» du gouvernement.

Étienne Schneider est ainsi revenu sur les ambitions en matière d’exploitation des ressources spatiales, secteur dans lequel le Luxembourg veut être en pointe, même devant les pionniers que sont les États-Unis, confirmait-il dans une interview à Paperjam.lu.

Des ressources, des mégabits

D’un projet à l’autre, Étienne Schneider a annoncé que le Luxembourg allait officiellement prendre en charge la coordination du projet de «high performance computing», cette capacité informatique géante, sorte de supercalculateur dont l’Union européenne veut se doter.

Le dossier a été discuté dimanche à l’occasion d’une rencontre à Luxembourg avec le commissaire européen en charge de l’économie digitale, Günther H. Oettinger. Pour la mise en place du projet auquel le List est étroitement associé, le commissaire a annoncé l’arrivée prochaine au Luxembourg de 130 collaborateurs de la Commission en provenance de Bruxelles. 

Ces spécialistes techniques s’installeront mi-2017 et s’ajouteront aux 70 postes créés au Luxembourg pour développer ce projet.

Appel d’offres en cours

Avec la France et l’Italie, le Luxembourg milite pour que l’Europe se dote d’une capacité de calcul à très grande échelle pour tenter de rivaliser avec les géants en la matière que sont les États-Unis et la Chine.

Une puissance de calcul nécessaire pour des travaux de recherche ainsi que des secteurs d’activité qui recourent au big data à l’instar du space mining. Une manière pour le ministre d’illustrer la cohérence de l’ensemble des actions gouvernementales.

Quant à la construction de ce super data center qui pourrait être adossé à l’Uni sur le site de Belval, l’appel d’offres technique de ce marché éminemment intéressant pour l’écosystème luxembourgeois est en cours.