Projet européen

Un supercalculateur au Luxembourg, pour quels bénéfices?

27 Mars 2017 Par Jonas Mercier

Après avoir signé le 23 mars dernier l’accord fondateur du futur réseau européen d’High Performance Computing (HPC), le gouvernement détaille en vidéo et en infographie l’outil et les opportunités qu’il offrira aux entreprises et aux chercheurs luxembourgeois.

Un graphisme clair et des mots simples: le gouvernement a voulu être très pédagogique pour expliquer un projet pourtant complexe qui dotera le Luxembourg d’un superordinateur dès 2018.

Développant une puissance d’un pétaflop/seconde, qui le rendra «aussi performant qu’un million d’ordinateurs que nous avons à la maison», celui-ci permettra plusieurs milliards de calculs par seconde.

Initié par le Grand-Duché, ce projet a suscité l’intérêt de l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Portugal et les Pays-Bas. «Jusqu’à présent, seul la création d’Airbus a été considérée d’une importance aussi cruciale par l’UE», apprend-on encore dans la vidéo. En plus de la contribution de chaque pays, la Commission européenne, qui chapeaute l’ensemble, met sur la table un budget de près de 5 milliards d’euros.

Chacun des pays impliqués va développer son propre HPC, et d’ici 2023 un réseau de supercalculateurs connectés permettra à l’économie du Vieux Continent de concurrencer les puissances de calcul que l’on trouve aujourd’hui aux États-Unis et en Chine.

«Les entreprises qui n’ont pas les ressources suffisantes en interne pourront louer de la capacité de calcul, notamment pour la phase de prototypage d’un produit», explique-t-on au ministère de l’Économie. Le gouvernement utilisera cette vidéo et cette infographie pour populariser cet outil auprès des acteurs économiques luxembourgeois par le biais de Digital Lëtzebuerg et de Luxinnovation.