GR Business Days

Un salon pour intensifier les collaborations

17 Juin 2015 Par Jean-Michel Lalieu
GR Business Days
Bilan de cette première journée des deux GR Business Days: de nouvelles idées pour travailler en commun. (photo: Jessica Theis / archives)

La quatrième édition des GR Business Days ouvre plus largement la porte aux partenaires de la Grande Région. Au niveau des chambres de commerce et des fédérations d’entreprises, de nouvelles idées sont émises pour travailler en commun.

Mis en place par la Chambre de commerce du Luxembourg, le salon GR Business Days a ouvert ses portes mercredi matin sur le site de Luxexpo. La quatrième édition affiche plus de 240 exposants, dont la moitié venue de l’étranger. Ce qui est son but: intensifier les collaborations entre les acteurs économiques de la Grande Région.

«Un espace économique qui fêtera bientôt son vingtième anniversaire et doit viser de nouvelles niches compétitives comme les énergies renouvelables, les sciences de la vie, les TIC, la logistique ou l’aérospatiale», a pointé Carlo Thelen, le directeur de la Chambre de commerce du Luxembourg.

Le message est appuyé par Robert Dennewald, le président de la Fedil, qui insiste sur le potentiel de la Grande Région, avec ses 10 millions d’habitants et une forte tradition industrielle. Une région qui est «le creuset de l’Europe», insiste-t-il. Mais aussi un espace dans lequel, il le constate avec un peu d’amertume, les entrepreneurs n’investissent pas assez. «Les fenêtres d’opportunité sont pourtant là, note le président de la Fedil. Les taux d’intérêt sont bas, les prix du pétrole aussi et l’inflation est quasi nulle.» Il invite dès lors les hommes politiques à créer un cadre réglementaire qui donne confiance aux entrepreneurs.

Une Chambre de commerce commune

Invités également, les présidents des chambres de commerce des autres régions ont lancé des pistes pour une meilleure intégration des activités. Philippe Suinen, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Wallonie, plaide pour la création d'une Chambre de commerce de la Grande Région. Une idée déjà lancée l’année dernière et pour laquelle une réunion est prévue entre les partenaires potentiels au cours de ce salon. «Le but n’est pas de mettre de nouvelles structures en place, mais de viser la concertation, des complémentarités et des missions communes à l’étranger», insiste-t-il.

Le but n'est pas de mettre de nouvelles structures en place, mais de viser la concertation, des complémentarités et des missions communes à l'étranger.

Philippe Suinen, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Wallonie

De son côté, Paul Arker, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Lorraine, propose la création d’un centre de formation basé en France, mais juste dans le prolongement du site de Belval. «L’idée serait de former du personnel pour les métiers sous tension au Grand-Duché, explique le Français. L’État luxembourgeois pourrait prendre en charge sa mise en place et nous assurerions les formations, c’est quelque chose que nous connaissons bien.»

Des idées bien accueillies par le patron de la Fedil, qui a admis que c’était certainement au monde des entreprises de saisir ces opportunités. Il a ainsi rappelé la création, il y a deux ans, de la Learning Factory, qui permet aux entreprises de faire des tests d’efficience énergétique et est ouverte aux entreprises étrangères. «C’est avec des initiatives de ce genre que nous créerons vraiment la Grande Région», a pointé Robert Dennewald.

Le mot d’ordre est donc clairement l’intensification des collaborations pour développer une plus grande force de frappe sous le label de la Grande Région.