Panorama social 2018

Un salarié sur deux très impacté par la numérisation

16 Avril 2018 Par Jean-Michel Hennebert

55% des personnes travaillant au Grand-Duché estiment être concernées «dans une forte mesure» par les bouleversements liés à l’arrivée de nouvelles technologies, elles ne sont qu’une poignée à craindre pour leur emploi, selon le Panorama social de la CSL publié lundi.

L’accélération de la numérisation du monde du travail ne sera pas sans conséquence sur les salariés. Tel est en substance le message du Panorama social 2018 dévoilé lundi par la Chambre des salariés puisque l’étude, réalisée auprès de quelque 1.500 personnes travaillant au Grand-Duché, résidentes ou frontalières, indique que «55% des participants» sont concernés «dans une forte mesure» et «dans une très forte mesure» par cette réalité.

Sans surprise, ce sont les professions «dont le travail est principalement de nature intellectuelle» qui perçoivent les changements liés à l’introduction de nouvelles technologies dans leur environnement de travail, puisque «les directeurs, cadres et gérants, les personnes exerçant une profession intellectuelle et scientifique, une profession intermédiaire et les employés de type administratif évaluent l’influence de la numérisation sur leur travail comme plus forte que les salariés des services directs aux particuliers, des métiers qualifiés de l’industrie ou de l’artisanat et ouvriers d’assemblage».

Si la numérisation dans le monde du travail est globalement perçue comme allant de pair avec «une plus grande liberté de décision» dans la conception des tâches à accomplir, elle apparaît également comme synonyme de hausse du nombre de missions à réaliser et du besoin de développer constamment de nouvelles compétences. Sans oublier l’apparition de nouveaux facteurs de stress, en lien direct notamment avec «la tendance à être joignable en dehors du lieu de travail pour des raisons professionnelles». Globalement, 18% des participants indiquent être «(presque) toujours» sollicités, ce chiffre grimpe à 37% parmi les salariés les plus concernés par la numérisation.

Dans le même temps, le recours de plus en plus fréquent aux outils informatiques et à la communication électronique engendre une peur relativement modérée au sein de la population active. Puisque seuls 7% des participants jugent que leur emploi est directement menacé par les nouvelles technologies. Plus des deux tiers (78,2%) estiment au contraire que le risque de ne plus faire le métier qu’ils exercent actuellement au cours de la décennie à venir en raison des changements en cours est «faible».

Retrouvez l’intégralité de l’étude de la Chambre des salariés ci-dessous: