TIC

Un potentiel d’emplois, mais hautement qualifiés

14 Mars 2018 Par Audrey Somnard
Programmeurs
Les programmeurs sont particulièrement demandés sur le marché du travail luxembourgeois.  (Photo: Licence C.C.)

C’est la neuvième fois que l’ABBL et la Fedil publient une enquête sur les perspectives d’embauche dans les entreprises. Sans surprise, le potentiel d’embauche dans le secteur des TIC est élevé, mais seulement pour des candidats qui ont suivi une bonne formation universitaire.

Pour les deux ans à venir, l’enquête a enregistré l’intention de 698 embauches pour 118 entreprises interrogées, dont 31% pour remplacer les départs et 69% pour occuper des postes nouvellement créés. Mais autant les remplacements (5,9% contre 3,5%) que la part des créations de postes (69% contre 65%) sont en progression depuis la dernière enquête de 2016.

À noter que le nombre d’entreprises participantes a baissé graduellement ces dernières années. La CLC ne participe plus, mais en nombre d’emplois représentés, l’enquête reste stable avec 46.958 emplois, un chiffre qui se maintient comparé aux enquêtes précédentes.

Si l’enquête confirme que le Luxembourg reste un pays créateur d’emplois, elle montre aussi qu’il s’agit d’emplois à hautes qualifications. Le niveau bac+3 est le minimum requis dans 93% des cas, et les formations universitaires sont les plus recherchées avec 73,9% des prévisions. Parmi ces dernières, les diplômes universitaires les plus pointus des niveaux master/doctorat sont nettement recherchés (41,4%), encore plus que les bachelors (32,5%).

C’est un défi de garder des contenus en adéquation avec les besoins du marché du travail.

Claude Meisch, ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur

Le ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, Claude Meisch, a rappelé que le Luxembourg avait fait des efforts pour mettre en place des formations appropriées à tous les niveaux de l’enseignement, du brevet technique au master à l’université. «C’est un défi de garder des contenus en adéquation avec les besoins du marché du travail. C’est pourquoi nous avons mis en place un Conseil national des programmes pour veiller à ce que les programmes restent axés sur la vie réelle du marché du travail avec des intervenants extérieurs.»

Nicolas Schmit, le ministre du Travail, a confirmé ces chiffres avec les statistiques de l’Adem, une tendance pour une demande dans les compétences du secteur TIC. Mais c’est aussi une tendance qui touche tous les secteurs qui demandent des formations de plus en plus élevées, au minimum bac+3. «Il faut développer, en plus de la formation initiale, des formations ‘lifelong learning’ pour s’adapter et développer ses compétences», a rappelé le ministre.

Parmi les emplois les plus recherchés, on trouve les programmeurs et autres développeurs, puis chefs de projet informatique ou encore administrateurs système.

Un site internet a été lancé en 2016, il a été agrémenté de vidéos d’interviews de trois dirigeants d’entreprises actives dans le domaine des TIC.