Initiative pour l’emploi

Un pont pour les compétences digitales

02 Octobre 2017 Par François Aulner
Grâce au «Luxembourg Digital Skills Bridge», Nicolas Schmit entend sécuriser l’emploi en mobilisant les moyens du Fonds de l’emploi de façon préventive. (Photo : Sebastien Goossens)

Face à «des phases de mutation technologique profonde liées à la révolution numérique», le ministère du Travail et les partenaires sociaux présentaient ce lundi un projet censé soutenir la formation de manière préventive.

Le projet «Luxembourg Digital Skills Bridge» (pont pour les compétences digitales) présenté ce lundi proposera dès l’année prochaine à certaines entreprises, si elles remplissent les conditions, de bénéficier d’une compensation financière pour former leurs employés dans le contexte de la digitalisation.

Le ministre du Travail Nicolas Schmit (LSAP) faisait remarquer qu’actuellement, l’Adem offre 7.000 postes, alors que ces postes ne trouvent pas facilement les profils recherchés, que ce soit au Luxembourg ou au-delà.

Selon le ministre, il s’agit d’un «changement de paradigme», étant donné que les moyens du Fonds de l’emploi pourraient être mobilisés de façon préventive pour préserver l’emploi.

30 à 50% des coûts compensés?

Tandis qu’il existe d’ores et déjà des programmes de formation continue, ou que les entreprises organisent elles-mêmes en interne des formations pour l’utilisation de nouvelles technologies ou de nouveaux logiciels, le «Digital Skills Bridge» doit permettre à des employés de suivre des formations de quelques mois. Ce qui pourrait être utilisé, notamment, dans le cadre de la préparation des agents de transfert à la «blockchain».

Le projet pilote discuté ce lundi lors d’une réunion du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE), qui susciterait l’intérêt de certaines entreprises, doit encore être finalisé au sein du CPTE.

Les partenaires sociaux doivent encore déterminer au cours des prochains mois quels critères permettront à des entreprises d’obtenir une compensation financière fournie par le Fonds de l’emploi, ainsi que le montant que pourraient obtenir les entreprises. Le ministre évoque «30 à 50% des coûts», mais souligne que rien n’est encore décidé.