Étienne Schneider

«Un politique responsable ne doit pas faire peur aux gens sur leur avenir»

aujourd'hui Par Camille Frati
Etienne Schneider
Le vice-Premier ministre épingle le manque de propositions alternatives de la part du CSV. (Photo : Maison Moderne / archives)

Le vice-Premier ministre a répondu par une lettre ouverte aux critiques acerbes de la tête de liste CSV pour les prochaines élections, Claude Wiseler.

Le chef de fraction du CSV avait frappé fort la semaine dernière lors d’une conférence de presse, assenant que «ce gouvernement est en bout de course» et que «les 10 prochains mois ne sont plus que du temps perdu», et mettant en avant les divergences au sein de la coalition sur la mobilité, la loi sur la burqa ou encore la circulaire sur les stock-options.

Étienne Schneider a pris la plume pour lui répondre dans une lettre ouverte communiquée par le LSAP. «Comme l’a dit Dan Kersch, même si le DP, le LSAP et Déi Gréng forment un gouvernement, ils restent tout autant trois partis différents avec différentes priorités et points de vue», précise-t-il, avant de railler: «Vous-même avez eu les plus grandes difficultés à voir les trois partis de gouvernement s’allier.»

Le vice-Premier ministre s’attache surtout à pointer les «incohérences» du principal parti d’opposition. «Parfois, il est vraiment difficile de comprendre ce que vous et votre parti voulez vraiment», poursuit-il, épinglant les critiques du CSV à l’encontre du processus Rifkin sans qu’aucune contre-proposition ne soit avancée.

Et de souligner une différence essentielle entre leurs approches: le CSV «craint une trop forte croissance», tandis que, selon Étienne Schneider, «avec moins de croissance, on ne peut pas maintenir le niveau de vie des Luxembourgeois». Le ministre de l’Économie se dit «pour une croissance durable et pour qu’on puisse toujours garantir un État social et des infrastructures décentes aux citoyens».

Continuant sa leçon de morale, le ministre de l’Économie ajoute: «Je suis d’avis qu’un politique responsable ne doit pas faire peur aux gens sur leur avenir, mais proposer des solutions et faire des propositions pour façonner l’avenir de manière positive.» Moins d’un an avant les législatives, les armes s’affûtent dans les deux camps.