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«Un pays d’accueil et de vivre ensemble»

28 Septembre 2018 Par Thierry Raizer
Serge Krancenblum: «Le Luxembourg est un pays extraordinaire d’accueil et de bon vivre ensemble.»
Serge Krancenblum: «Le Luxembourg est un pays extraordinaire d’accueil et de bon vivre ensemble.» (Photo: Eric Chenal / archives)

Maison Moderne continue à mettre en avant les ambassadeurs du pays au travers de Celebrating Luxembourg. Serge Krancenblum, CEO Group de SGG, représente un secteur financier et un pays qu’il connait depuis une trentaine d’années.

M. Krancenblum, votre travail contribue au rayonnement à l’international du Luxembourg. Quand en avez-vous pris conscience pour la première fois?

«J’ai développé un groupe présent aujourd’hui dans 24 pays. Notre fort ancrage local, avec plus de 350 personnes, et une clientèle présente sur tous les continents participe au rayonnement du Grand-Duché. J’ai toujours voyagé énormément pour promouvoir la place financière, bien sûr comme dirigeant du groupe SGG, mais aussi comme président de la LIMSA (Luxembourg International Management Services Association, NDLR), ou de la LAFO (Luxembourg Association of Family Office, NDLR).

En revanche, je me suis rendu compte il y a quelques années qu’il était indispensable de défendre nos intérêts au niveau des instances européennes et de l’OCDE. Il faut toujours se rappeler que si on n’est pas autour de la table, on risque d’être au menu. Raison pour laquelle j’ai créé l’Investment Facilitation Forum, une association qui assure la promotion des hubs d’investissement tels que le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande, Singapour et l’Ile Maurice.

L’objectif est de démontrer leur valeur ajoutée pour l’économie mondiale et les différencier des paradis fiscaux. Je suis fier que notre groupe facilite les investissements directs étrangers, en particulier dans les pays émergents, et contribue à assurer qu’ils se fassent en parfaite conformité avec toutes les lois et règlements. Nous sommes un quasi-agent public à cet égard.

Peut-on parler d’un secteur financier typiquement luxembourgeois?

«Je le pense vraiment. Le secteur financier luxembourgeois est l’un des seuls à avoir la capacité de servir une clientèle internationale aussi bien institutionnelle, que d’entreprises et de familles fortunées. Nous avons une panoplie d’outils exceptionnelle, de très bons professionnels et un cadre législatif en perpétuelle évolution pour répondre aux besoins de ces clients internationaux. 

Luxembourg est un pays... fiable, dynamique et ouvert. Reconnaissez-vous Luxembourg dans ces mots-clés retenus par le gouvernement?

«Absolument. Nous avons un écosystème unique et de très grande qualité. La capacité d’adaptation dont a fait preuve le Grand-Duché pour sortir grandi après chaque crise est exceptionnelle. Nous offrons aux investisseurs internationaux un cadre dynamique, mais basé sur une grande stabilité qui fait souvent défaut dans les autres pays. 

Que vous disent vos interlocuteurs à l’étranger sur le Luxembourg?

«Les personnes qui vivent loin sont très curieuses et sont souvent surprises de notre petite taille au vu de notre présence internationale. Les voisins européens ont souvent l’impression que l’on s’ennuie à Luxembourg. Ils ne viennent que pour de très courts séjours, ne visitent que des bureaux et ne profitent pas de notre cadre de vie.

Et qu’est-ce que vous leur répondez pour leur donner envie de visiter le Luxembourg?

«Je les invite à diner, si possible avec leurs époux ou épouses, et là, entre en jeu l’une des meilleures ambassadrices du Luxembourg: ma femme. Elle adore ce pays qui nous a si bien accueillis et sait en présenter les avantages indéniables. Elle aime dire que Luxembourg-Ville est une capitale internationale de la taille d’une ville de province; et c’est pour nous le meilleur des deux mondes.

Quand étiez-vous particulièrement fier du Luxembourg?

«À chaque fois que je lis les statistiques sur la population résidente. Le Luxembourg est un pays extraordinaire d’accueil et de bon vivre ensemble. Pratiquement un résident sur deux est d’origine étrangère, sans compter les presque 200.000 frontaliers qui viennent chaque jour y travailler.»