KBL epb/Lombard Odier

Un partenariat gagnant dans l’IT

04 Novembre 2017 Par Jean-Michel Lalieu
Yves Stein, Paul Scholten et Cédric Lebbege, KBL epb
Yves Stein, Paul Scholten et Cédric Lebbege dressent un premier bilan de la collaboration de KBL epb avec Lombard Odier. (Photo: Sébastien Goossens)

Pour assurer sa transformation informatique, KBL European Private Bankers a signé en mars 2015 un partenariat avec la banque Lombard Odier. Un accord qui lui permet de greffer ses différentes entités sur le système développé par le groupe basé à Genève.

Après le transfert des filiales françaises et de Puilaetco Dewaay Luxembourg déjà assuré vers cette plateforme, cet été, c’est celui du siège luxembourgeois du groupe de banque privée qui s’est concrétisé. «C’était l’opération la plus lourde, explique le groupe CEO Yves Stein. Il a fallu assurer la migration de la salle de marché et de l’ensemble du business opérationnel.»

Le patron de KBL epb se félicite toujours du choix fait il y a plus de deux ans, qui lui a permis de transformer complètement son «core banking system» via ce partenariat «sans passer par un plan social».

Une expérience déjà ancienne

À l’heure actuelle, une cinquantaine d’employés des services informatiques et opérationnels de KBL epb ont été transférés vers l’entité TBI («Technology and Banking Infrastructure»), créée au Luxembourg par Lombard Odier. «Il s’agit d’un PSF de support qui a obtenu sa licence en novembre 2015», explique Alain Picquet, administrateur de TBI.

Alain Picquet (TBI) estime la situation enrichissante pour les deux parties.

Lombard Odier a toujours développé ses propres systèmes informatiques et est parvenue, en réinvestissant de manière permanente, à maintenir son système à la pointe de ce qui se fait en matière de banque privée. «Il y a une dizaine d’années, des acteurs bancaires ont fait la demande pour pouvoir travailler à partir de notre plateforme. Nous avons donc commencé à travailler avec des clients tiers.»

L’option la plus simple

Pour KBL epb, présent sur différents marchés européens, l’intérêt venait du fait que cette plateforme permettait le «clonage». «Son avantage est qu’elle peut s’adapter selon les spécificités de chaque pays tout en restant identique», pointe Paul Scholten, chief operating officer de la banque luxembourgeoise. «Nous avions un système très hétérogène, poursuit Cédric Lebegge, group head of project management office. En cas de nouveau besoin métier ou de nouvelles réglementations européennes, nous devions les développer séparément dans chaque pays.»

En 2013, lorsque le groupe bancaire a fait le choix stratégique de construire un nouveau modèle IT, plusieurs options s’offraient à lui, dont celle – logique – de s’adresser à des développeurs de logiciels. «Si nous avons finalement opté pour la plateforme de Lombard Odier, c’est parce que, dès le départ, elle a été conçue par des banquiers privés pour des banquiers privés», souligne Cédric Lebegge.

Une plateforme conçue par des banquiers privés pour des banquiers privés.

Cédric Lebegge, KBL epb

Cette solution a aussi eu l’avantage de réduire le coût global d’environ 25% et d’éviter au groupe de devoir se concentrer sur la transformation informatique. «Nous pouvons dès lors placer plus de moyens vers le service à la clientèle», convient Paul Scholten. «Nous devons être rentables et en phase avec les différentes réglementations sur le long terme, insiste Yves Stein. Pour assurer ces objectifs, nous devons avoir le système le plus efficient possible.»

L’opération de transfert vers la plateforme de Lombard Odier se poursuivra encore tout au long de l’année 2018. Au cours des 18 prochains mois, Lombard Odier et KBL epb devront encore assurer la migration de Puilaetco Dewaay Belgique et de Brown Shipley en Grande-Bretagne.

Enfin, Alain Picquet, insiste sur l’intérêt pour Lombard Odier de collaborer avec des acteurs extérieurs au groupe: «Nous invitons nos banques partenaires à participer à la définition du roadmap applicatif futur. Cela nous permet d’élargir le champ de nos réflexions, conclut Alain Picquet. À titre d’exemple, la discussion entre les spécialistes crédit de KBL epb et ceux de Lombard Odier a permis de construire un nouvel applicatif crédit de grande qualité.»