Mission économique aux États-Unis

Un fonds d’investissement pour l’agence spatiale

13 Avril 2017 Par Jean-Michel Hennebert (Envoyé spécial)
Etienne Schneider à la Nasa
Étienne Schneider veut garder le cap et surtout le rythme dans les ambitions spatiales du pays. (Photo: SIP / Jean-Christophe Verhaegen)

Lors du «space event» organisé mercredi soir au Centre Ames de la Nasa, Étienne Schneider a annoncé que le futur organisme chargé de gérer les ambitions spatiales du Luxembourg sera financé par un fonds d’investissement. Les deux doivent voir le jour «avant les élections».

D’ici octobre 2018, le Luxembourg doit se doter de deux nouveaux instruments, intimement liés. Une agence spatiale et un fonds d’investissement. «Pour répondre à la forte demande des investisseurs dans le cadre de l’initiative Spaceresources.lu, nous avons imaginé la création d’un fonds qui devra récolter un maximum de fonds privés auxquels viendront se greffer des fonds publics pour le lancement», indique mercredi soir Étienne Schneider (LSAP), ministre de l’Économie.

Précisant que la création de l’agence et du fonds d’investissement sera «intégrée» et devra voir le jour «avant les élections afin de mettre sur pied un projet cohérent et complet», le ministre assure que le futur ensemble aura pour principal objectif de «veiller à la mise en place de projets commerciaux».

Le CSV avait proposé de m’acheter un aller simple pour Mars.

Étienne Schneider, ministre de l’Économie

Et donc d’endosser un rôle différent de celui des agences spatiales actuelles, tournées majoritairement vers la recherche fondamentale et non la recherche appliquée. En cours d’élaboration, la future agence spatiale devrait être composée non seulement d’experts de l’industrie spatiale, mais aussi d’experts financiers capables d’analyser le potentiel industriel des projets soumis.

Interrogé sur l’avenir potentiel de ce projet au-delà de cette législature, Étienne Schneider n’a pu s’empêcher de glisser une pique politique à l’actuel principal parti d’opposition. «Il y a encore quelques mois, au moment de la présentation de notre initiative, le CSV avait proposé de m’acheter un aller simple pour Mars. Désormais, face au succès, il soutient le projet…»