#CELEBRATINGLUXEMBOURG

«Un désir naturel d’aller au-delà des frontières»

06 Décembre 2017 Interview par Jonas Mercier
Denise Voss
Denise Voss: «Je suis très fière de la générosité de mon pays, qui consacre 1% de son revenu national brut à l’aide publique au développement.» (Photo: Maison Moderne / Archives )

Maison Moderne a choisi de placer l’année 2017 sous le signe de #CelebratingLuxembourg pour mettre en lumière celles et ceux qui contribuent au rayonnement du pays à l’étranger. La série se poursuit avec Denise Voss, présidente de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi).

Madame Voss, votre dynamisme en tant que présidente de l’Alfi contribue au rayonnement à l’international du Luxembourg. Quand en avez-vous pris conscience pour la première fois?

«L’Alfi est et a toujours été une organisation très dynamique, ce qui m’a permis de jouer mon rôle avec beaucoup d’enthousiasme et d’énergie dès le début de mon mandat, en 2015. J’ai toujours été inspirée par la volonté des membres de l’Alfi — et de tout l’écosystème des fonds, d’ailleurs — de travailler ensemble pour atteindre l’objectif commun de faire du Luxembourg la plaque tournante mondiale des fonds d’investissement.

On nous a répété à maintes reprises au cours de nos voyages dans le monde entier que cet esprit de coopération et l’appui constant que nous obtenons du gouvernement sont uniques. 

Justement, comment se positionne l’industrie luxembourgeoise des fonds à l’international?

«Au cours des trois dernières décennies, le Luxembourg est devenu le plus grand centre de fonds en Europe et le deuxième dans le monde, après les États-Unis. Nous comptons des investisseurs résidant dans plus de 70 pays et qui investissent pour atteindre leurs objectifs financiers à court, moyen et long terme. Les fonds d’investissement ‘made in Luxembourg’ sont devenus une marque bien établie, et l’Alfi a pour objectif d’offrir des solutions pour aider les asset managers à créer, gérer et distribuer des produits financiers sur un nombre croissant de marchés à travers le monde, comme ce fut le cas récemment en Australie et au Brésil.

Ces solutions sont au cœur des efforts promotionnels de l’Alfi, qui mettent en valeur les différents membres de l’écosystème financier luxembourgeois. Notre association travaille également en étroite collaboration avec Luxembourg for Finance (l’agence pour la promotion de la Place luxembourgeoise, ndlr) et d’autres associations qui ont les mêmes objectifs, ce qui contribue à renforcer notre message pour l’ensemble de la place financière.

Le Grand-Duché est un pays «fiable, dynamique et ouvert». Reconnaissez-vous Luxembourg dans ces mots-clés retenus par le gouvernement?

«Oui! ‘Let's make it happen’ est dans l’ADN de l’Alfi depuis ses origines. J’ai eu la chance de participer à l’un des ateliers organisés autour du processus de nation branding, et les mots ‘fiable’, ‘dynamique’ et ‘ouvert’ résonnent avec les conclusions auxquelles nous sommes arrivés. C’est tout à fait en accord avec la façon dont nous faisons la promotion de l’industrie des fonds en dehors du Luxembourg.

Que vous disent vos interlocuteurs à l’étranger sur le Luxembourg?

«Sur les nouveaux marchés, nous prenons le temps de présenter le pays. Au mieux, on a entendu parler des OPCVM luxembourgeois, mais pas d’autre chose. Une question qui revient lors des roadshows et des voyages internationaux de l’Alfi est: pourquoi et comment le Luxembourg est devenu le deuxième plus grand centre financier au monde? Je commence toujours par souligner la petite taille du pays et sa volonté naturelle d’aller au-delà de ses frontières pour développer son économie. Une vision qui lui permet de comprendre que, si les règles et réglementations sont identiques pour tout le monde, il existe de nombreuses manières de faire des affaires.

Et qu’est-ce que vous leur répondez pour leur donner envie de visiter le Luxembourg?

«D’un point de vue professionnel, je leur dis qu’il est facile de se créer un réseau et de faire du business au Luxembourg, et que le gouvernement assure la stabilité politique, économique et sociale tout en cherchant à diversifier et à encourager les nouveaux secteurs, tel que les fintech. Sur le plan personnel, j’ajoute que plus de 170 nationalités différentes vivent au Luxembourg, que nous nous trouvons au centre de l’Europe et possédons 1.000 ans d’histoire, que c’est un endroit où il fait bon vivre et qu’une fois qu’on y met les pieds, on n’a plus envie de partir. ‘Venez pour deux ans et restez pour toujours’, telle est ma devise!

À quelle occasion étiez-vous particulièrement fière du Luxembourg?

Les actifs gérés par des fonds luxembourgeois ont atteint pour la première fois 4.000 milliards d’euros à la fin du mois de septembre 2017. Ce fut un moment de fierté pour nous tous. D’autant plus que nous constatons que notre industrie aide les particuliers à investir pour atteindre leurs objectifs financiers, tels que l’achat d’une maison ou l’épargne retraite.

Contribuer à SOS Faim et à d’autres ONG dans le monde est également important pour moi, car je suis très fière de la générosité du Luxembourg en matière d’aide internationale. Mon pays consacre 1% de son revenu national brut à l’aide publique au développement, dépassant ainsi l’objectif international de 0,7%.»