Temps de travail

Un compromis satisfaisant pour l’UEL

11 Octobre 2017 Par Jonas Mercier
Même si elle se dit sensible à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée pour les salariés, l’UEL rappelle que l’augmentation du congé paternité représente «un défi supplémentaire d’ordre organisationnel» pour les employeurs.
Même si elle se dit sensible à une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée pour les salariés, l’UEL rappelle que l’augmentation du congé de paternité représente «un défi supplémentaire d’ordre organisationnel» pour les employeurs. (Photo: Licence C.C.)

Le patronat luxembourgeois se dit satisfait du consensus trouvé avec le gouvernement sur l’allongement du congé de paternité à 10 jours, malgré l’impact en matière d’organisation du temps de travail pour les PME.

C’est pour répondre à la «confusion» auprès des citoyens et des entreprises créée par les nombreuses déclarations politiques et articles de presse de ces dernières semaines que l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) a décidé de faire le point sur les récentes négociations avec le gouvernement au sujet de l’allongement du congé de paternité.

Le patronat dit avoir été approché par les autorités qui avaient l’ambition d’augmenter le congé de paternité à 10 jours. Une proposition à laquelle l’UEL a été sensible, mais qui, selon elle, «mettra les entreprises devant un défi supplémentaire d’ordre organisationnel».

C’est pour cela qu’elle a insisté à ce que le coût de cette mesure ne revienne pas aux entreprises, mais à l’État. Ainsi, la prise en charge financière des huit jours supplémentaires prévus dans le projet de loi qui doit être présenté la semaine prochaine sera supportée «entièrement» par les autorités, rappelle l’organisation patronale. Les deux jours prévus par la loi actuelle resteront par contre à la charge des employeurs.

«Ainsi, l’imminente réorganisation des congés spéciaux constituera un paquet équilibré pour les entreprises», ajoute l’UEL, qui considère toutefois que «la question générale de l’organisation du temps du travail reste plus que jamais d’actualité».