#Hubradar

Uber vise les deux-roues autonomes

22 Janvier 2019 Par Hub Institute
C’est à l’occasion du sommet DIY Robotics qu’Uber a annoncé avoir recruté des experts pour développer des scooters et trottinettes autonomes pour son parc de véhicules à la demande.
C’est à l’occasion du sommet DIY Robotics qu’Uber a annoncé avoir recruté des experts pour développer des scooters et trottinettes autonomes pour son parc de véhicules à la demande. (Photo: Shutterstock)

Emmanuel Vivier et le HUB Institute vous proposent chaque jour le #HUBRADAR, une sélection des tendances et des meilleures innovations technologiques en trois articles.

Contrôler les objets d’un claquement de doigts grâce à la technologie radar

Gros plan sur le projet Soli de Google, dont la technologie a été approuvée au début du mois de janvier par la FCC (Federal Communications Commission), le régulateur des télécoms aux États-Unis.

Basé sur un système de radars miniaturisés, le dispositif permet aux utilisateurs de diriger les objets équipés par simple reconnaissance gestuelle, et ceci, sans contact: taper pouce et index pour cliquer, frotter ses doigts pour scroller, etc. Initié en 2015 par Google ATAP (Advanced Technology and Projects), une des structures de recherche et développement du géant de Mountain View, de nombreuses applications sont rendues possibles par cette technologie, notamment dans le cadre de la maison connectée.

À l’heure où la bataille fait rage pour le contrôle de l’écosystème domestique, via la voix ou les écrans tactiles, découvrez cette approche différente, qui vaut le coup d’œil.

Uber veut développer des trottinettes et vélos autonomes 

Alors qu’il semble désormais acquis que, dans un futur plus ou moins proche, la voiture autonome fera partie de notre quotidien, il est possible que les deux-roues bénéficient, eux aussi, de cette rupture technologique. Uber a en effet annoncé ce week-end, à l’occasion du sommet DIY Robotics, qu’il recrutait des experts de la spécialité pour développer scooters et trottinettes autonomes pour son parc de véhicules à la demande.

Une nouvelle activité qui sera logée au sein d’une division «Micromobility Robotics», et possiblement sous l’ombrelle de Jump, start-up spécialisée en vélos et scooters électriques en libre-service, rachetée par Uber en avril 2018. La partie «autonome» ne concernerait pas la conduite en elle-même, mais plutôt le déplacement vers les points de recharge ou de collecte. Une annonce d’importance dans le marché très concurrentiel des nouvelles mobilités.

Au Japon, un hôtel licencie ses robots pour les remplacer par des humains

Avis aux Cassandre de l’intelligence artificielle et de la robotique: le Henn na Hotel, au Japon, a «licencié» la moitié de ses effectifs en robotique pour embaucher des humains. Depuis 2015, près de 250 robots avaient intégré l’équipe, mais ils n’ont visiblement pas été à la hauteur des attentes.

Initialement engagés pour réduire la charge de travail des employés et les coûts, les androïdes ont finalement multiplié les couacs techniques, provoqué l’explosion des frais de maintenance et, surtout, suscité l’insatisfaction des clients…

Une tendance confirmée par une étude récente qui révèle que 61% des consommateurs ne sont pas encore à l’aise en présence de robots. Même si ce chiffre peut s’expliquer par notre manque d’acculturation avec la robotique appliquée au quotidien, l’expérience de l’hôtel Henn na peut aussi nous faire réfléchir à la façon adéquate d’augmenter les robots avec… des humains.

S’abonner à la veille digitale #HUBRADAR proposée par le HUB Institute.