Santé

Triste record sur le front du sida en 2016

24 Août 2017 Par Paperjam.lu

Malgré une information pourtant largement partagée et connue de tous ou presque, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) n’a jamais touché autant de personnes que l’an dernier au Luxembourg, relève le dernier rapport du Comité de surveillance du sida.

La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a fait savoir ce mercredi que 98 nouveaux cas d’infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) – le sida – avaient été recensés au Luxembourg en 2016, évoquant «un triste record», qui a touché l’an dernier 73 hommes et 25 femmes.

Le mode de contamination principal de ce virus demeurent les rapports hétérosexuels (39 cas), devant les rapports homo- et bisexuels (32) et – surtout dans la tranche d’âge des 16-35 ans – l’usage de drogues par voie intraveineuse.

Dans cette dernière catégorie de personnes touchées par le VIH, le nombre d’infections répertoriées est en progression ces dernières années. Une situation que la ministre qualifie de «préoccupante» et – selon elle – face à laquelle il convient de développer des stratégies complémentaires dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan d’action national Sida.

Des actions mieux ciblées

Ces stratégies pourraient passer par la mise en place d’un dispositif mobile qui servirait à entrer en contact avec les usagers les plus exposés, à augmenter la couverture de dépistage du VIH et des hépatites infectieuses parmi ces derniers et à les réintégrer, dans la mesure du possible, dans le système d’aide et de soins.

Sur la même longueur d’onde que Lydia Mutsch, le Comité de surveillance du sida plaide, quant à lui, pour des actions qui ciblent plus particulièrement les usagers de drogues par voie intraveineuse hors des circuits de traitement et de soins, la mise en place ou le renforcement de mesures de prévention et, finalement, une couverture médicale universelle pour ceux parmi ces usagers qui sont en décrochage social.

Par ailleurs, par le biais d’un outil de modélisation, il est estimé que 13% des porteurs du virus du sida à travers le pays ne le savent pas, faute d’avoir été testés.

D’où la nécessité d’encourager la détection précoce de l’infection grâce au test VIH via de nouvelles actions et des campagnes de sensibilisation destinées principalement aux prostituées et aux consommateurs de drogues, et d’encourager le port systématique du préservatif lors de relations sexuelles avec un partenaire dont on ignore le statut sérologique.