Dans le Land

Transparence

26 Avril 2018 Par Paperjam.lu
Xavier Bettel Land
Dans ce nouveau numéro, le Land revient sur les prochaines élections législatives en allant à la rencontre des différents partis politiques en lice. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, le Land a rencontré les représentants des partis candidats aux élections législatives, afin de leur poser plusieurs questions sur la Place luxembourgeoise, auxquelles ils ont répondu en toute transparence.

Transparence

Peut-on considérer que la place financière est dorénavant propre? Plus propre que l’industrie? Et est-ce que le secteur doit donc se développer davantage? Avant la publication des programmes électoraux, le Land en a discuté avec les représentants des partis dans la Cofibu au Parlement. Dans le supplément Finances, Laurent Mosar (CSV) promet ainsi un meilleur dialogue avec le secteur sous un ministre de son parti, Franz Fayot (LSAP) espère que la fondation patrimoniale et les intérêts notionnels ne sortiront plus du fond de tiroir dans lequel les projets furent discrètement rangés, et Henri Kox (les Verts) rêve de beaucoup d’instruments financiers écolos. Mais peut-être que le plus important constat à faire est que tout le monde semble d’accord pour dire que le Parlement, en général, et les députés, en particulier, manquent de moyens et de savoir pour pouvoir s’approprier les directives et projets de loi de plus en plus complexes, qui régissent le secteur financier. Mais si eux n’y comprennent pas grand-chose, qui assure le contrôle pour le secteur économique le plus important du pays?

Transmission d’entreprise en bonne et due forme

Tous les observateurs s’accordaient à qualifier la déclaration sur l’état de la Nation de bilan de la législature. Et il n’était pas surprenant que le Premier ministre mesure le succès de son gouvernement à l’état des finances publiques, puisque leur solde structurel était le but principal de l’accord de coalition signé par le DP, le LSAP et les Verts. En réalité, le bilan établi mardi était un bilan de clôture. Xavier Bettel (DP) a donné l’impression que l’association momentanée créée en 2013 était prête à être dissoute. Puisqu’il ne lui vint pas à l’esprit que les fenêtres ouvertes il y a cinq ans pour aérer l’État chrétien-social poussiéreux puissent encore rester ouvertes quelques années de plus. Et après le bilan de clôture du Premier ministre, c’était au tour du candidat CSV Claude Wiseler de développer son programme gouvernemental en 15 chapitres et des dizaines de sous-chapitres, comme si les deux hommes politiques avaient mis en scène une transmission d’entreprise sans heurts.

Qui a peur de l’OGBL?

«Le syndicat numéro un au Luxembourg» fait-il encore peur aux responsables politiques? Il y a quatre ans, au dernier congrès du syndicat, Jean-Claude Reding avait tiré un portrait statistique des 70.891 membres: 44% sont des frontaliers, 20% des résidents étrangers et 36% des Luxembourgeois. Seulement 25.000 adhérents disposent donc du droit de vote (contre 30.000 membres de la CGFP). Le Land fait une analyse des liens entre l’OGBL et le monde politique, en amont des législatives d’octobre.