Recherche appliquée

Thomas Kallstenius choisi pour diriger le List

05 Novembre 2018 Par Thierry Raizer
Thomas Kallstenius, CEO du Luxembourg Institute of Science and Technology
Thomas Kallstenius dispose d’une expérience dans des projets de recherche très compatibles avec ceux que le List menait jusqu’ici. (Photo: List)

Le Suédois de 48 ans a été choisi pour conduire la destinée du Luxembourg Institute of Science and Technology (List). Fernand Reinig, CEO en poste, assurera la transition.

Un profil international de retour au sommet du List. Le conseil d’administration du Luxembourg Institute of Science and Technology (List) annonce ce lundi avoir nommé «à l’unanimité», «son premier choix», le Dr Thomas Kallstenius, au poste de CEO.

C’est le cabinet londonien Perrett Laver qui avait été mandaté pour trouver un profil européen capable de coordonner les activités de la RTO (Research & Technology Organisation) luxembourgeoise. Selon les informations de Paperjam, quatre dossiers sont parvenus à se hisser jusqu’à l’étape finale. 

La mission de Thomas Kallstenius, un Suédois de 48 ans, débutera le 1er février 2019. D’ici là, Fernand Reinig, CEO ad interim depuis le départ précipité de Gabriel Crean, puis CEO confirmé, continuera à diriger le List. 

Le rôle de Fernand Reinig à l’avenir n’est pas encore fixé, mais sa connaissance des dossiers et des rouages de l’institution sera précieuse pour permettre à Thomas Kallstenius de prendre ses marques.

CV international

Car il reviendra au nouveau CEO de continuer à construire des ponts entre la recherche, d’une part, et le monde économique, d’autre part, à commencer par les secteurs industriels et technologiques. 

Son CV international plaide plutôt en sa faveur. Thomas Kallstenius a voyagé les 20 dernières années pour s’occuper de sujets en recherche technologique auprès de grands noms: communication vidéo chez Bell Labs; marketing stratégique chez Alcatel-Lucent; recherche sur le haut débit ou les semi-conducteurs chez Ericsson et Research Ericsson Microelectronics, ou encore la cryptographie, la sécurité matérielle, la confidentialité du contrôle d’accès et des systèmes distribués, l’intelligence artificielle et le calcul en haute performance au sein de l’Imec, une autre RTO – reconnue mondialement dans ces sujets – qui était son dernier employeur.

En première ligne de l’économie du futur

L’arrivée de ce titulaire d’une maîtrise en génie physique de l’Institut royal de technologie de Suède, d’un doctorat en science des matériaux semi-conducteurs de l’Université Uppsala, et d’un MBA de la Vlerick Management School à Louvain marque l’ouverture d’un nouveau chapitre à la direction du List.

Pourvu que Thomas Kallstenius dispose de la latitude nécessaire pour mener sa mission à la tête d’une institution qui emploie désormais plus de 600 personnes.

L’implication du List dans le dossier du high performance computing – ce supercalculateur pensé au niveau européen et coordonné au Luxembourg – est un exemple du type de dossier qui peut lui permettre de rayonner au-delà des frontières. L’autre enjeu sera de maximiser les effets de la recherche pour les entreprises luxembourgeoises. Ce qui passera par la facilitation du dialogue entre deux mondes, en empruntant des chemins courts.