Voitures autonomes

Tesla recalée pour son système anticollision

04 Juillet 2018 Par Ioanna Schimizzi

Tesla n’a pas brillé par son efficacité lors d’un test de systèmes anticollision organisé ce mercredi par l’Ilnas sur le circuit Goodyear à Colmar-Berg. La marque Volvo a quant à elle prouvé la fiabilité de son système mécanique.

Un ballet continu s’est déroulé mercredi matin sur le circuit Goodyear à Colmar-Berg. La voiture prend le départ en bout de piste, accélère, atteint la vitesse maximum autorisée en centre-ville – c’est-à-dire 50km/h – puis, à l’approche de l’obstacle, freine d’un coup de sec.

La première voiture en question est une Volvo S90 (modèle 2018) équipée d’un système anticollision mécanique. L’Institut luxembourgeois de la normalisation, de l’accréditation, de la sécurité et qualité des produits et services (Ilnas) avait organisé des tests réels sur les systèmes anticollision de voitures dans le cadre de la surveillance du marché automobile au Luxembourg.

Le conducteur de la Tesla obligé d’éviter l’obstacle

Les tests ont été confiés à l’entreprise TÜV Rheinland Luxemburg. Quelle que soit la vitesse, la Volvo parvient à chaque fois à freiner à temps afin de s’arrêter à quelques mètres – ou centimètres selon la vitesse atteinte – d’un obstacle gonflable simulant le parechoc d’un autre véhicule.

La deuxième voiture testée était une Tesla Model S (de l’année 2017) utilisant, elle, un système software, donc électronique. Pour cette deuxième série de tests, les résultats sont beaucoup moins concluants. Le conducteur du véhicule doit soit éviter l’obstacle, soit le percuter.

Des investigations à réaliser par le constructeur

Des tests en mouvement ont également été menés, prenant l’exemple d’un véhicule se rabattant rapidement ou freinant devant soi. Cette série de tests a été pour la première fois organisée par l’Ilnas, «mais nous allons en réaliser régulièrement», confie Claude Liesch, adjoint à la direction de l’Ilnas.

Face aux résultats de Tesla, l’Ilnas explique qu’il faut désormais «faire une investigation du côté du constructeur, qui a peut-être des explications logiques. Nous devons également réaliser une investigation de notre côté en essayant un autre modèle, et si ce résultat négatif est confirmé, nous devrons alors l’officialiser auprès de la Commission européenne. Car si ce système est référencé dans le véhicule, il doit fonctionner.»

Un nouveau coup dur pour la marque automobile haut de gamme dans sa course à la voiture autonome, puisque plusieurs accidents – dont certains mortels – impliquant ses véhicules ont eu lieu ces derniers mois. Le système Autopilot, rendant la voiture semi-autonome, est régulièrement mis en cause.