#Hubradar

Superordinateurs: une compétition toujours en cours

12 Juin 2018 Par Hub Institute
Le nouveau-né américain, Behold Summit, est d’ores et déjà capable d’effectuer 20 quadrillions d’opérations par seconde (soit 200 millions de milliards d’opérations). (Photo: Nader Ghavami / archives)

Emmanuel Vivier et le HUB Institute vous proposent chaque jour le #HUBRADAR, une sélection des tendances et des meilleures innovations technologiques en trois articles.

L’amour est dans le pré, les start-up aussi!

Alors qu’elle est l’un des berceaux historiques du monde de la tech, certains investisseurs boudent la Silicon Valley au profit… du Midwest! Connu pour ses larges étendues de terrains agricoles et fermiers, le territoire possède pourtant des atouts capables de séduire les fonds, qui n’y consacrent pour l’instant que 5% de leurs investissements. Avec des universités de renom (universités de Chicago, de Notre-Dame, de l’Illinois…), la région peut se vanter de former 25% de tous les diplômés en informatique et d’accueillir 150 des 500 plus grandes entreprises américaines. Mieux, si en 2017 les VC ont investi à hauteur de 4,5 milliards de dollars pour financer des start-up issues du Midwest, ces dernières leur ont rapporté près de 5,1 milliards de dollars (contre seulement 1,6 milliard l’année précédente). La région séduit également grâce à un coût de la vie avantageux: les logements y sont 73% moins chers qu’à San Francisco par exemple.

Superordinateurs: la taille, ça compte

Alors que l’Union européenne annonçait récemment son intention de se doter, d’ici 2023, de superordinateurs capables d’effectuer 1 trillion d’opérations par seconde (soit un milliard de milliards d'opérations/seconde), les États-Unis viennent, eux, de présenter Behold Summit. Le nouveau-né américain est d’ores et déjà capable d’effectuer 20 quadrillions d’opérations par seconde (soit 200 millions de milliards d’opérations). Il est 60% plus rapide que l’ancienne machine chinoise détenant le record. À titre de comparaison, si vous vous sentez dépassé par ces chiffres, il faudrait 63 milliards d’années à un humain pour réaliser les calculs qu’effectue Behold Summit en une seconde.

Avec cette avancée technologique, les États-Unis prennent un peu plus d’avance dans la compétition économique en matière d’IA que se livrent les États. La vitesse et la complexité des calculs effectués conditionnent en effet le développement d’une IA plus performante, clé de la croissance.

Dis-moi ce que tu bois, je te dirai qui te conduit

Selon les révélations de CNN, Uber serait en train de mettre au point une IA capable de détecter l’état d’ébriété de ses utilisateurs. Embarquée au sein de l’application, elle utiliserait des données de référence (vitesse de frappe, précision des clics, orientation du smartphone…) pour ensuite les combiner à son service de localisation. Si l’utilisateur se trouve à proximité d’un bar, que sa vitesse de frappe est plus lente que d’habitude et qu’il n’arrive pas à cliquer sur le bouton commande, l’algorithme pourra alors déterminer que celui-ci est en état d’ivresse. Conséquences: l’appli pourra restreindre le choix de véhicule (interdiction d’utiliser un Uber Pool) et privilégier les chauffeurs expérimentés.

Cependant, un problème d’éthique se pose. Avec cette technologie, les personnes pourraient choisir d’utiliser leurs véhicules personnels pour éviter une potentielle augmentation des prix. Pire, ceux qui utiliseraient tout de même le service pourraient devenir les proies de chauffeurs mal intentionnés.

S’abonner à la veille digitale #HUBRADAR proposée par le HUB Institute.