Bilan culturel – Théâtre du Centaure

«Soutenir la jeune création»

04 Août 2017 Par France Clarinval
Myriam Muller
Myriam Muller se réjouit d’une saison record. (Photo: Gaël Lesure)

Tout au long de l’été, Paperjam.lu interroge les responsables d’institutions culturelles pour dresser le bilan de l’année écoulée et se pencher sur la saison à venir. Myriam Muller, du Théâtre du Centaure, met en avant les talents locaux.

Madame Muller, quel bilan tirez-vous de la saison écoulée?

«La saison 2016-2017 a été exceptionnelle en matière de remplissage, avec presque 3.000 spectateurs au théâtre du Centaure et 1.400 pour nos spectacles en tournée. Chiffre qui n’est pas définitif puisqu’‘Une liaison pornographique’ se joue en ce moment au Festival d’Avignon. C’est très plaisant de voir de nouvelles personnes qui deviennent des fidèles.

Comment expliquez-vous ce succès?

«Je pense que ce sont des facteurs généraux. Notre nouvelle équipe de direction avec Jules Werner et moi-même est très engagée, très motivée et travaille d’arrache-pied. Nous avons aussi repensé la communication du théâtre depuis deux saisons pour avoir une image claire, identifiable et centrée sur les acteurs.

Quels ont été les spectacles phares?

«Je suis particulièrement impressionnée par le succès de Cassé de Remi de Vos, qui a comptabilisé 600 spectateurs. Cela veut dire que toutes les représentations affichaient complet. On pourrait sans doute ajouter des dates, mais il faut qu’on laisse une marge de manœuvre à nos coproducteurs dans les centres culturels régionaux pour qu’ils puissent aussi remplir leurs salles.

Cassé (Photo: Bohumil Kostohryz)Les Justes (Photo: Bohumil Kostohryz)Performance (Photo: Bohumil Kostohryz)Séisme (Photo: Bohumil Kostohryz)

Y a-t-il des échecs à déplorer?

«Pas vraiment. Les pièces que nous accueillons sont toujours un peu plus difficiles à ‘vendre’. Le public vient moins facilement quand ce ne sont pas des comédiens ou des pièces qu’il connaît. Mais j’estime que cela fait partie de nos missions de soutenir les jeunes productions.

Quel est votre coup de cœur pour la saison prochaine et pourquoi?

«Nous aurons cinq créations la saison prochaine, mais je ne veux pas trop dévoiler la saison qui sera présentée à la rentrée. Une des pièces dont je peux parler est ‘Mesure pour Mesure’ de Shakespeare que je mets en scène et que nous coproduisons avec le Kinneksbond. Sorte de thriller politico-sexuel, la pièce dénonce les excès d’une justice rendue sans humanité. Comme souvent, je vais pointer les aspects contemporains d’un texte classique.

Quels sont les axes de développement pour les années (2-3 ans) à venir?

«Nous allons continuer à travailler sur des créations qui permettent de mettre en valeur les talents locaux, notamment les plus jeunes, que ce soit au niveau des comédiens, des metteurs en scène, des décors et costumes et même des auteurs. En ce qui concerne les choix des pièces, les prochaines saisons interrogeront les questions de justice et de foi.»