High performance computing

S’inspirer de la Nasa pour le HPC de Belval

13 Avril 2017 Par Jean-Michel Hennebert (Envoyé spécial)
HPC de la Nasa
La visite du HPC de la Nasa a été une source d’inspiration concrète pour la délégation luxembourgeoise. (Photo: DR)

Au troisième jour de la mission économique sur la côte ouest des États-Unis, la visite du Centre de recherche Ames de la Nasa a été l’occasion de rencontrer les responsables de l’agence spatiale américaine, active notamment dans le high performance computing (HPC).

Bien que centrée principalement sur l’initiative Spaceresources.lu, la mission économique qui se déroule depuis lundi sur la côte ouest des États-Unis a aussi été l’occasion de se pencher sur d’autres projets initiés au Luxembourg. Parmi eux, le programme de HPC initié par le Grand-Duché et signé au niveau européen le 23 mars dernier. Un projet de près de cinq milliards d’euros qui vise, d’ici 2023, à relier entre eux les supercalculateurs que l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal se sont engagés à construire sur leur territoire. 

Le passage, mercredi, au sein du Centre de recherche Ames de la Nasa, à Moffett Field au cœur de la Silicon Valley, aura permis de rencontrer des spécialistes américains de la question, le site accueillant en son sein l’un des supercalculateurs les plus puissants au monde.

La mise sur pied d’un futur réseau de HPC sur le Vieux Continent doit justement permettre à l’UE de venir concurrencer les États-Unis et la Chine via une nouvelle puissance de calcul - des milliards de calculs à la seconde - et la possibilité de traiter des données de masses, étape indispensable dans la réalisation de projets de recherche. Dont ceux liés à la biomédecine, l’ICT ou l’espace, thèmes identifiés comme prioritaires dans le cadre de la diversification économique voulue au Grand-Duché.

«Cela correspond aussi aux besoins des start-up de ces secteurs, afin qu’elles puissent développer rapidement leurs produits», rappelle Étienne Schneider (LSAP), ministre de l’Économie, pour qui «cet investissement, qui représente quelque 50 millions d’euros pour le Luxembourg, se fait en collaboration avec les experts de la Nasa». Des spécialistes qui utilisent leur supercalculateur aussi bien pour évaluer les différentes possibilités de lancement d’une fusée que pour l’analyse des économies d’énergie.