EXPERTISES - Investissements & ETF

Silence, on coû(ts)…pe!

18 Avril 2018 Par Lyxor
 Crédit Photo: Lyxor

Dans un environnement où chaque point de base peut faire la différence, la gestion des coûts des instruments de placement devient cruciale. Lyxor ETF explique ici pourquoi réduire les coûts externes est si important pour les portefeuilles.

Le succès croissant des ETF signifie une extension du champ des possibles pour l’accès aux principaux marchés actions et obligataires. Si le choix d’un véhicule d’investissement est d’abord une décision individuelle, pour de nombreux investisseurs, le critère du coût est déterminant. En effet, l’une des manières les plus efficaces de maximiser les performances d’un portefeuille consiste à minimiser les coûts de gestion, sans pour autant sacrifier la qualité. Et en matière de robustesse, comme en matière de fiabilité sur la durée, pour les ETF, comme pour tous les autres instruments de placement collectif, le savoir-faire et l’expérience sont décisifs.

En ce qui concerne les coûts, même si les écarts entre les grilles tarifaires des différents gérants peuvent paraître insignifiants, ils ne doivent pas être négligés, car leur impact sur la performance s’accroît au fil du temps. Pour illustrer ce phénomène, prenons l’exemple de deux fonds dont l’un prélève une commission de 1%, un niveau assez fréquent pour les produits de gestion active traditionnels, et l’autre applique des frais de 0,04%, plus typiques des ETF. Si l’on exclut du calcul la performance de l’investissement et que l’on ne tient compte que de l’incidence des frais de gestion, au bout de dix ans, 100 euros investis dans le premier fonds ne vaudront plus que 90,44 euros, alors que cette même somme investie dans le second sera de 99,60 euros. L’écart est donc très conséquent.

Le régulateur en a visiblement pris conscience, et la directive MiFID II, entrée en vigueur en Europe début janvier, exige une transparence beaucoup plus grande sur les commissions de gestion perçues par les gérants, ainsi que sur tous les coûts liés à leurs produits. Cette évolution signifie la fin des coûts cachés, et elle pourrait inciter les investisseurs à se tourner toujours davantage vers les solutions les moins onéreuses et, en particulier, les ETF.

De plus, MiFID II n’autorisant plus le versement de rétrocessions, une pratique courante dans certains pays européens, l’incitation à recommander des véhicules plus coûteux mais plus rémunérateurs pour la distribution disparaît. Notons à ce propos que les émetteurs d’ETF n’ont jamais versé de rétrocessions.

La question des coûts est essentielle. Mais dans le cadre de la décision, n’est-elle pas secondaire par rapport au choix de l’indice de référence? Pour répondre à cette interrogation, nous avons comparé les performances de six indices représentatifs du marché des actions américaines[1] en février dernier. Ce mois ayant été caractérisé par les mouvements violents induits par le retour de la volatilité, on aurait pu s’attendre à une dispersion marquée de leurs performances. Or, cela n’a pas été le cas, puisque la fourchette de variation de ces indices s’est située entre –3.722% (CRSP US) et –3,671 (Russell 1000). La relative faiblesse de cet écart s’explique de la manière suivante: bien que ces indices soient construits selon des méthodes et sur des critères différents, ils ont en commun le fait d’être pondérés en fonction de la capitalisation boursière des titres qui les composent. Tous tendent donc à attribuer les plus grosses pondérations aux mêmes valeurs et par conséquent à voir leurs performances converger. Et ce constat n’est pas lié à la période d’observation retenue, puisque le même phénomène se reproduit sur des durées beaucoup plus longues. On constate par exemple que, de début juin 1992 à fin février 2018, la corrélation entre les indices S&P 500 et MSCI USA a été de 100%!

Il n’en reste pas moins vrai que le choix du bon indice reste crucial, tout comme celui du fournisseur d’indices. En tant qu’émetteur d’ETF, nous choisissons nos partenaires avec soin, en nous attachant notamment à la qualité des données et à la robustesse des process.

C’est la raison pour laquelle notre nouvelle gamme d’ETF à faibles coûts - affichant des frais totaux sur encours ou TFE de 4 à 12 points de base - ne fait l’objet d’aucun compromis sur la qualité tant en matière de performance, de contrôle des risques, de liquidité que de transparence. Tous appliquent la réplication physique, et aucun ne recourt au prêt de titres afin que l’investisseur sache à tout moment avec précision dans quels titres son argent est investi.

Pour en savoir plus et découvrir la gamme «Core» de Lyxor ETF, rendez-vous sur notre site dédié aux investisseurs professionnels.

 
[1] S&P 500 TS USD, Morningstar US Market Index TR USD, Russell 1000 TR USD, Russell 3000 TR USD, CRSP US Total Market TR USD, MSCI USA IMI GR USD.