Bilan

SGG dans ses objectifs

03 Janvier 2019 Par Thierry Raizer
Quant aux marchés sur le radar, SGG pense aux États-Unis, pays pour lequel un accent sur le développement sera mis.
Quant aux marchés sur le radar, SGG pense aux États-Unis, pays pour lequel un accent sur le développement sera mis. (Photo: SGG / Archives)

2018 se boucle sur un rythme soutenu pour SGG, avec une concrétisation de la stratégie visant à bâtir un acteur global. Le groupe est désormais le quatrième acteur mondial. Les États-Unis font partie des marchés prometteurs.

Acquisitions bouclées de l’administrateur de fonds Augentius et de la regtech Lawson Conner. SGG termine l’an­née en réglant ces dossiers faisant partie de la stratégie entamée avec l’actionnaire français Astorg Partners. Début décembre, entre plusieurs rendez-­vous à l’international, le CEO du groupe nous recevait pour partager son bilan d’une année mouvementée. Pour de bonnes raisons. «Entre 2016 et maintenant, on a été extrêmement vite dans notre stra­tégie, déclare Serge Krancenblum. Nous avons réalisé un grand nombre d’acquisitions. L’idée était de construire un acteur présent dans un nombre beaucoup plus grand de pays et d’avoir un meilleur équilibre dans notre clientèle. Nous avons le portefeuille le plus équilibré qui existe dans la profession.» 

Les derniers mois ont été mis à profit pour poursuivre l’intégration de nouvelles entités dans ce qui sera, en 2019, un groupe complètement intégré. Citons Cim Global Business à l’île Maurice et First Names Group qui ont permis à SGG de doubler de taille pour atteindre 2.500 personnes. «Nous travaillerons sous la même bannière, avec les mêmes outils, pour avoir un développement et un objectif de cross-selling important entre les entités du groupe.»

Nous travaillons aussi à la croissance organique, qui est très bonne pour le groupe.

Serge Krancenblum, CEO de SGG

L’objectif était d’arriver dans le haut du panier des acteurs mondiaux du secteur. «Nous sommes le quatrième acteur mondial, c’est une nouvelle étape, ajoute Serge Krancenblum. En dehors des grandes acquisitions que nous avons faites, nous continuons à acquérir des sociétés qui appor­tent des services supplémentaires à notre clientèle ou qui nous permettent de nous renforcer sur certains marchés. Nous travaillons aussi à la croissance organique, qui est très bonne pour le groupe.» 

Parmi les tendances de fond, les services liés au réglementaire sont très demandés, d’où l’acquisition de Lawson Conner. Quant aux marchés sur le radar, SGG pense aux États-Unis, pays pour lequel un accent sur le développement sera mis. Les opportunités pourraient aussi se présenter au Luxembourg, le cas échéant, en fonction de la valeur ajoutée en termes de clientèle, de métiers ou de forces vives. 

À l’aube de 2019, Serge Kran­cenblum observe une professionnalisation croissante de la Place et un courant porteur pour le Grand-Duché. À noter que le 1er novembre dernier, Funds Europe remettait le prix de «European Personality of the Year» au CEO du groupe SGG: «Je crois que ce n’est jamais arrivé à un prestataire de services, il était toujours remis à de grands asset managers. Je trouve extraordinaire que le patron d’un groupe luxembourgeois ait reçu ce prix à Londres.»