Dans le Land

S comme Schneider

20 Septembre 2018 Par d'Lëtzebuerger Land
Dans ce numéro, le Land revient sur la campagne et les thématiques défendues par Étienne Schneider.
Dans ce numéro, le Land revient sur la campagne et les thématiques défendues par Étienne Schneider. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, zoom sur la campagne et les thématiques d’Étienne Schneider.

Étienne Schneider inventa la coalition bleu-rouge-vert, l’entraîna dans la débâcle du référendum puis mit en scène son come-back avec beaucoup d’effets spéciaux. Alors que ses rapports avec les organisations patronales furent mouvementés, il fait campagne comme défenseur de l’industrie, du modèle économique basé sur la croissance et du progrès.

Le «modernisateur» bleu dans le Sud rouge

À l’entrée de la salle, un petit groupe s’est formé pour surveiller ce qu’il se passe côté public. Eugène Berger, le président du groupe parlementaire et conseiller communal à Roeser est là, comme Claude Meisch, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, tête de liste au Sud, avec son collègue Pierre Gramegna, ministre des Finances et «Escher Jong», dont c’est la première campagne. Des membres de la section locale organisent la technique, la traduction simultanée en français et autres logistiques sous le contrôle discret d’une employée du Opderschmelz. Xavier Bettel est à l’heure. Quelques photographes plus ou moins professionnels documentent tout, comme une équipe vidéo. La soirée sera un succès, il y a quelque 80 spectateurs dans la salle, 130 vers la fin, les mines se décontractent. Même dans une ville ouvrière, les libéraux ont désormais leur électorat, qui, comme les candidats, sont indépendants, hommes et femmes d’affaires, fonctionnaires ou enseignants. Le Land a assisté à une soirée électorale de «De Premier bei Iech».

Quo vadis, école luxembourgeoise?

C’est la rentrée scolaire et les partis politiques viennent de lancer leurs campagnes électorales. Il reste à peine un mois pour discuter d’une ribambelle de sujets, et l’avenir de l’école, malgré son importance comme facteur économique et pour la cohésion sociale, risque de passer à la trappe. Le ministre de l’Éducation, Claude Meisch (DP), a été hyperactif, lançant plus de 85 actions ces cinq dernières années. Or, les partis n’osent plus rouvrir le débat de fond et mettre en question les réformes structurelles. La sérénité, le calme et la confiance sont les mots-clés des programmes électoraux des partis établis, sauf pour les petits: Déi Lénk et le Piratepartei proposent des alternatives à la différenciation et la flexibilisation de l’offre scolaire publique promue par Meisch.