Frontaliers

«Rien n’est arrêté» pour le télétravail belge

17 Octobre 2018 Par Ioanna Schimizzi
Le nombre de jours de télétravail autorisés pour les frontaliers belges pourrait passer de 24 à 69 jours.
Le nombre de jours de télétravail autorisés pour les frontaliers belges pourrait passer de 24 à 69 jours. (Photo: Shutterstock)

Après l’annonce la semaine dernière d’une hausse de 24 à 69 jours du seuil de tolérance pour le télétravail des frontaliers belges, le ministère des Finances luxembourgeois a rappelé, à l’occasion d’une rencontre avec l’Aleba, que les «réflexions» étaient toujours en cours.

«Nous sommes très favorables à une modification des accords et à une augmentation de la limite du nombre de jours à prester pour les frontaliers belges (…), mais tant sur le nombre de jours que sur les modalités pratiques, rien n’est encore arrêté (…)». C’est en ces termes que le ministère des Finances luxembourgeois a répondu à l’Aleba ce mardi.

Le principal syndicat du secteur financier a en effet rencontré Bob Kieffer, coordinateur général, et Carlo Fassbinder, directeur de la fiscalité, du ministère des Finances, «dans le contexte des informations parues la semaine dernière sur Paperjam.lu et dans la presse belge quant au relèvement de 24 à 69 du nombre de jours de télétravail autorisés pour les frontaliers belges.»

Des contacts «fort bons» avec l’administration belge

La mesure est à mettre à l'initiative du gouvernement régional wallon. Contacté par Paperjam, le cabinet du ministre-président wallon avait en effet confirmé que l’élargissement à 69 jours par an de prestations ponctuelles hors du Grand-Duché avait été accepté par le ministre fédéral des Finances, Johan Van Overtveldt.

Et si les représentants du ministère des Finances ont expliqué à l’Aleba que «rien n’est toutefois encore sur la table», ils ont également confirmé que des négociations sont bien en cours avec la Belgique, et que les contacts avec l’administration fiscale belge sont «fort bons».

Un accord semble donc bien dans les tuyaux. Reste à déterminer la date de mise en œuvre et les modalités à mettre en place de chaque côté de la frontière.