Compétences business

Réussir son déjeuner d’affaires

28 Octobre 2018 Par Jonas Mercier
Un déjeuner d’affaires est régi par une série de codes à respecter: par exemple, si plusieurs personnes sont présentes, il est impératif de prendre le temps de les présenter chacune dès le début pour mettre à l’aise ses convives.
Un déjeuner d’affaires est régi par une série de codes à respecter: par exemple, si plusieurs personnes sont présentes, il est impératif de prendre le temps de les présenter chacune dès le début pour mettre à l’aise ses convives. (Illustration: Hadi Saadaldeen / Maison Moderne)

Considéré par certains comme obsolète à une époque où le temps est une denrée de plus en plus rare, le déjeuner d’affaires reste pourtant un atout pour briser la glace avec ses prospects ou concrétiser la signature d’un contrat. Voici quelques impératifs à respecter.

Quel restaurant choisir? 

À quel moment entrer dans le vif du sujet? Si le déjeuner d’affaires est une alternative plus informelle aux classiques rendez-vous en salle de réunion, il n’en reste pas moins régi par une série de codes.

En premier lieu, la ponctualité, tout comme le choix du restaurant: pas trop bruyant et adapté au standing du client. Il faut en revanche opter pour un cadre qui soit en lien avec la taille du contrat en perspective et ne pas dépenser une fortune si son entreprise n’a qu’un intérêt limité dans ce rendez-vous professionnel. 

Dans certains cas, et selon les clients, il peut être pertinent d’inviter la personne dans son entreprise en guise d’apéritif. «Une visite de l’entreprise avant de partir déjeuner peut être appréciée», confirme Pedro Castilho, coach et fondateur de la société Verbalius. «Elle permet d’établir
le cadre des affaires et de donner une idée à son client ou partenaire de son environnement de travail, tout en proposant ensuite un environnement plus décontracté.»

Une fois à table…

Le rendez-vous est pris, le restaurant choisi, passons à table. Si plusieurs personnes sont présentes, il est indispensable de prendre le temps de présenter chacune d’entre elles dès le début pour mettre à l’aise ses convives et ne pas créer de confusion. Il est ensuite important de choisir un sujet de discussion léger, en s’intéressant à son client par exemple, avant de parler business.

Ne pas trop attendre non plus. Il est en effet nécessaire de tenir l’objectif pour lequel le déjeuner a été organisé et de ne pas donner à son interlocuteur l’impression de perdre son temps. «Par contre, il est du plus mauvais goût de chercher à négocier un prix à table. Ça ne se fait pas», avertit Pedro Castilho.

Toutes ces règles de bienséance doivent être adaptées en fonction du contexte et des personnes invitées. Ceci est d’autant plus vrai que le Luxembourg a la spécificité d’accueillir de nombreuses cultures, dont certaines s’opposent sur la question du déjeuner professionnel. Il faut donc s’intéresser à l’origine de son invité.

Dans les pays nordiques, par exemple, la table constitue un acte social important, mais n’est pas le lieu où l’on parle affaires. Tout se déroule généralement avant. Au contraire, dans les pays du sud, on signe généralement le contrat après le déjeuner. À retenir: il est utile de s’intéresser au régime alimentaire de son invité. On peut le faire dans un e-mail de rappel, que l’on envoie la veille.