Centre contre la radicalisation

Respect.lu a formé enseignants et éducateurs

03 Juillet 2018 Par Audrey Somnard
Les enseignants sont très demandeurs de formations pour mieux détecter les signes de radicalité.
Les enseignants sont très demandeurs de formations pour mieux détecter les signes de radicalisation.  (Photo: Licence C.C.)

Le centre contre la radicalisation Respect.lu existe depuis un an. La directrice, Karin Meyer, a dû faire face à une forte demande de formations par les enseignants et les éducateurs qui veulent répondre au questionnement de certains jeunes.

Cela fait un an que le «service d’écoute et d’accompagnement des personnes qui sont confrontées, de quelque manière que ce soit, à l’extrémisme et à la radicalisation violente» existe. Respect.lu comptait à sa création 2,5 postes équivalents temps plein. En janvier dernier, un poste supplémentaire a été créé.

L’objectif pour ce service est double: accueillir par téléphone des personnes qui se questionnent ou les proches qui voient une personne de leur entourage qui montre des signes de radicalisation. Sur la vingtaine de personnes qui ont contacté le service, des situations considérées comme sérieuses ont fait l’objet de suivi. Karin Meyer ne veut pas en dire plus.

27 formations et activités de sensibilisation ont touché 650 personnes

Respect.lu a largement rempli sa mission de formation: «Pour cette première année d’activité, nous avons pu répondre à toutes les demandes de formation», explique la directrice, soit 27 formations et activités de sensibilisation qui ont touché 650 personnes. Les collaborateurs du service ont rencontré 40 organismes nationaux issus du domaine psycho-socio-éducatif, ainsi que du domaine de la police et de la justice.

«Les enseignants sont intéressés par le mécanisme de radicalisation, ils veulent savoir comment gérer une situation difficile en classe, ou encore repérer les signes de radicalisation. Notre rôle est d’informer sur les mécanismes à mettre en place, d’évaluer les situations au cas par cas», explique Karin Meyer, qui a noté un réel besoin des enseignants de se former.

Pour 2018, la directrice espère pouvoir obtenir un renforcement de l’équipe: «Nous avions reçu plus d’appels que ce que nous avions estimé. Il est très difficile de savoir à l’avance combien de temps vont nécessiter un appel et son suivi. Notre objectif est d’augmenter encore la cadence des formations, mais aussi faire des actions de sensibilisation du grand public.»