Dans le Land

Project Magnolia

24 Mai 2018 Par Paperjam.lu
Land 17 mai
Dans ce numéro, le Land revient sur le scandale 1MDB. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, retour sur le scandale lié au fonds souverain 1MDB (1Malaysia Development Berhad) qui a secoué la Malaisie et dont l’onde de choc s’est propagée jusqu’à atteindre la Place luxembourgeoise.

Début mai, les Malaisiens ont élu un nouveau gouvernement. Ces élections historiques risquent d’avoir des conséquences non négligeables sur la place bancaire luxembourgeoise. Le nouveau gouvernement a annoncé vouloir coopérer avec la justice d’autres pays pour récupérer les 3,5 milliards de dollars volés au fonds souverain 1MDB depuis 2009 afin de repayer les dettes. Il pourrait donc être disposé à fournir les informations qu’attend le Parquet luxembourgeois pour procéder aux inculpations dans l’affaire dite Rothschild. Car presque 500 millions de dollars de cet argent volé ont été blanchis avec l’aide de la banque privée Edmond de Rothschild à Luxembourg. Le Parquet en avait saisi 100 millions en 2016 dans une perquisition aussi large que discrète. Même le nouveau gouvernement malaisien semblait ignorer que cette somme était à sa disposition à Luxembourg – au moins jusqu’à vendredi dernier. Les chances qu’il y ait un grand procès Rothschild ont donc fortement augmenté au cours des dernières semaines. Un tel procès risque de devenir inconfortable non seulement pour la Rothschild, mais pour d’autres acteurs également. Puisque ces faits sont récents, ils ne datent pas du «bon vieux temps» de la Place comme ceux révélés dans les Panama Papers. Faute de peines très sévères, l’affaire risque d’apporter la preuve que les banques de la Place n’ont fait que des petits ajustements à leur business model suite à l’abolition du secret bancaire, qu’elles préfèrent dorénavant servir un petit nombre de grands fraudeurs plutôt qu’un grand nombre de petits fraudeurs. 

 

«Démanteler le monopole de la CNS»

À l’image d’autres organisations, l’Association des médecins et médecins dentistes (AMMD) a développé ses revendications politiques pour les législatives. Les points forts sont de «démanteler le monopole de la CNS» et de «promouvoir des caisses alternatives», ce qui serait, selon l’AMMD, dans l’intérêt des patients. Jusqu’ici, les revendications n’existent que sur papier, leur publication est promise pour lundi. Ce qui semble judicieux, car les affirmations de l’AMMD suggèrent que des médecins-fonctionnaires du Contrôle médical insistent sur une «interprétation à la lettre» de la législation en vigueur et empêcheraient ainsi des traitements à la pointe du progrès scientifique.   

Protection transfrontalière de l’enfant 

Avec les familles binationales et le travail à l’étranger, les affaires juridiques concernant les droits des enfants et la protection des enfants dans les situations transfrontalières augmentent. Le projet Eur&Qua veut améliorer la situation des enfants et des familles en détresse dans la Grande Région et mieux interconnecter les acteurs de l’aide à enfance, de la crèche à la justice, des médecins aux services psychosociaux. Lors de la conférence inaugurale, mercredi dernier, on a pu mesurer l’importance du défi face aux différents systèmes juridiques, aux conceptions et perceptions professionnelles variées et aux disparités des ressources financières dans les quatre pays.