Octroi de nationalités

Près d’un million de nouveaux Européens en 2016

10 Avril 2018 Par Jean-Michel Hennebert

Les 28 États membres de l’UE ont accordé leur nationalité à quelque 995.000 personnes dans un contexte de crise migratoire, selon les données publiées lundi par Eurostat. Au Luxembourg, cela s’est traduit par l’octroi du passeport au lion à 3.315 personnes.

2016 restera une année marquée par une hausse de l’octroi des nationalités européennes, dans un contexte migratoire en pleine évolution. Selon les données d’Eurostat publiées lundi, quelque 995.000 personnes ont acquis l’une des 28 nationalités des États membres cette année-là, contre 889.000 un an auparavant. Bien que survenant dans un contexte migratoire nouveau, marqué par l’arrivée en Europe de personnes venues de zones de guerre comme la Syrie, l’Afghanistan ou la Somalie, les chiffres dévoilés par l’office statistique européen relatent le parcours de citoyens installés dans les pays européens depuis plus longtemps et qui ont accompli le parcours de nationalité de leur pays d’accueil.

C’est la raison pour laquelle les Marocains forment le plus grand groupe de nouveaux citoyens européens, devant les Albanais et les Indiens. Un trio qui s’est majoritairement installé en Espagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni, selon les statistiques européennes. Sur les 994.800 nouveaux citoyens européens officiellement recensés, un tiers d’entre eux (32,5%) étaient originaires du continent européen – Polonais et Roumains en tête –, devant l’Afrique (29,6%) et l’Asie (20,9%).

Des néo-Luxembourgeois venus d’Europe

Au Luxembourg, Eurostat relève la naturalisation de 3.315 nouveaux citoyens en 2016. Soit un niveau stable sur la décennie écoulée où le pic avait été atteint en 2012 avec l’officialisation de 4.680 nouveaux Luxembourgeois. Depuis, les règles ont été modifiées.

Sans surprise, les nouveaux détenteurs du passeport au lion proviennent principalement de pays européens. Le premier groupe est ainsi constitué des Portugais, principale communauté étrangère dans le pays (1.167 nationalisations en 2016), devant les Français (345) et les Italiens (304). Suivent ensuite les Allemands (220), les Belges (206) et les Monténégrins (127). Un quatuor mélangeant à la fois les migrations historiques du pays, mais aussi les principales forces de travail présentes au sein de la population luxembourgeoise active.