Entrepreneuriat

Près de 1.300 sàrl-s créées depuis 2017

18 Septembre 2018 Interview par Jamila Boudou

En moins de deux ans, la société à responsabilité limitée simplifiée (sàrl-s) a séduit une nouvelle catégorie d’entrepreneurs. Ils sont plus de 1.000 à avoir opté pour ce statut. Bilan d’un succès avec la House of Entrepreneurship.

Lancée le 16 janvier 2017 dans le but de faciliter l’entrepreneuriat et la création d’entreprises au Luxembourg, la sàrl-s, ou sàrl à un euro, a déjà séduit plus de 1.274 entrepreneurs.

En 2017, le Registre de commerce et des sociétés a enregistré 684 immatriculations, 590 pour l’heure en 2018. Mais qui sont ces nouveaux chefs d’entreprise? 

«Les métiers du web, comme les webmasters, sont très représentés», déclare Guylaine Bouquet-Hanus, business manager à la House of Entrepreneurship, interrogée par Paperjam. «Les personnes qui se lancent dans le domaine du conseil, du coaching, du bien-être, de la médecine alternative, comme le reiki, ont opté aussi pour cette forme juridique.»

Avec un capital social minimum exigé d’un euro (au lieu de 12.000 euros pour une sàrl), la société à responsabilité limitée simplifiée motive une nouvelle catégorie d’entrepreneurs. «C’est intéressant pour les personnes avec peu de fonds au départ», note Guylaine Bouquet-Hanus.

Néanmoins, la sàrl-s est loin d’être «la solution miracle», explique Tom Baumert, CEO de la House of Entrepreneurship: «La procédure administrative est la même que pour une entreprise normale. Et ce qui compte, c’est bien sûr le projet porté par l’entrepreneur et l’importance de l’analyse des besoins avant de se lancer.»

On peut voir la société à responsabilité limitée simplifiée comme un test du marché.

Guylaine Bouquet-Hanus, business manager à la House of Entrepreneurship

La House of Entrepreneurship, en charge notamment d’accueillir les demandes d’ouverture de sàrl-s et de guider les porteurs de projet, pointe du doigt les démarches administratives supplémentaires engendrées par un changement de statut, lorsque la sàrl-s connaît un développement rapide.

«La sàrl-s reste néanmoins un bel outil de promotion de l’entrepreneuriat», confie Guylaine Bouquet-Hanus. «Les fonds de départ étant moins importants, le risque au niveau psychologique est moins perçu. On peut voir aussi la société à responsabilité limitée simplifiée comme un test du marché.»

Anciennement appelée «Espace entreprises», la House of Entrepreneurship fêtera ses deux années d’existence le 26 octobre prochain. Depuis son lancement à l’initiative de la Chambre de commerce, ses activités en matière d’information, de sensibilisation et d’accompagnement des entrepreneurs et futurs patrons ont été plus importantes que prévu. «En 2017, nous étions à presque 8.000 clients, au premier semestre 2018, nous sommes déjà à 19.600 contacts», s’en félicite le directeur, Tom Baumert.