Selon l’EBF

Plus de 9.000 agences bancaires fermées en Europe l’an dernier

13 Septembre 2017 Par Frédéric Antzorn
Banque en ligne
La progression du numérique auprès des clients des banques est une explication à la fermeture d’agences. (Photo: Licence CC)

Une baisse de fréquentation, l’explosion du numérique et une pression sur les marges ont eu raison l’an dernier de 4,6% du nombre des agences bancaires européennes qui avaient été recensées un an plus tôt.

Selon des chiffres que vient de publier la Fédération bancaire européenne (EBF), près de 9.100 agences bancaires auraient fermé leurs portes l’an dernier, sur les 198.000 répertoriées un an plus tôt dans l’ensemble des 28 États membres, soit une baisse du nombre de ces agences de l’ordre de 4,6%.

Les raisons de ces fermetures seraient essentiellement liées à des baisses de fréquentation, à l’explosion des usages numériques des clients, ainsi qu’à une pression sur les marges du fait de taux d’intérêt extrêmement bas.

Quant aux effectifs de ces agences, ils se sont établis l’an dernier à 2,8 millions d’employés, soit 50.000 de moins par rapport à 2015, au niveau le plus bas jamais enregistré depuis 1997, date des premières données statistiques de la Banque centrale européenne.

Des banques en fusion

En 2008, au moment du début de la crise, ils étaient 3,2 millions d’employés.

Le nombre d’institutions de crédit en Europe a également diminué sans discontinuer depuis la crise financière, de 6% l’an dernier à 6.500 environ, notamment sous l’effet de fusions.

Toujours selon la Fédération bancaire européenne, c’est en Allemagne que se situent encore les plus importants bataillons d’employés de banque – 628.000 –, et le plus grand nombre d’établissements – plus de 1.700 ou 25,8% du total – du fait du nombre important de banques mutualistes locales.

Par contre, en termes d’actifs et de fonds propres en réserve, ce sont les banques britanniques, suivies des banques françaises, qui sont en tête.