Marché de bureaux

Pas de rush en vue du Brexit

27 Octobre 2017 Par Thierry Raizer
M&G
M&G a choisi le bâtiment Carrefour, où est également située SGBT, comme site pour ses équipes. (Photo: Sébastien Goossens)

Ce n’est pas le «rush», mais les premières demandes liées au Brexit se font sentir sur le marché immobilier, indique JLL dans son rapport trimestriel.

JLL a diffusé ce vendredi son rapport trimestriel du marché de bureaux. Un troisième trimestre marqué par une prise en occupation de 26.029m2, selon le cabinet, contre 46.844 à la même époque il y a un an, et une moyenne sur les cinq dernières années de 44.570m2.

Une baisse qu’explique JLL par une taille plus réduite dans les transactions opérées, et surtout l’absence de transactions concernant des propriétaires occupants. 30% des transactions se sont concentrées dans le centre-ville, 28% dans le quartier Gare, et 27% dans la périphérie.

Brexit: pas de rush

Quant à d’éventuelles retombées du Brexit sur le marché de l’immobilier de bureaux, le rapport trimestriel du cabinet confirme la tendance déjà observée: un appétit mesuré.

JLL rappelle en effet que deux noms ont officiellement pris une décision, à savoir FM Global, avec 1.202m2 au sein de l’immeuble One on One, et M&G, qui a pris 728 mètres carrés dans l’immeuble Carrefour du centre-ville, site du nouveau siège de SGBT.

«Plusieurs des institutions financières qui ont choisi Luxembourg comme nouveau hub européen ont déjà une présence dans le pays depuis des années», comme le précise JLL. «Il n’y aura donc pas d’arrivée massive de staff au Luxembourg suite au Brexit.»

JLL n’exclut toutefois pas d’autres arrivées en cas de «hard Brexit», par exemple avec Citi, qui pourrait relocaliser ses équipes de private banking pour faire du Luxembourg un hub européen. Le déménagement du siège de l’Autorité bancaire européenne au Luxembourg, pour lequel le Grand-Duché est en compétition avec d’autres villes, fait aussi partie des transactions potentielles.  

L’administration en demande

À noter que sur les neuf premiers mois de l’année, la prise en occupation s’élève à 172.573m2, soit une hausse de 2% comparé à la même période l’an dernier. Ce qui ouvre la voie vers un nouveau dépassement de la barre des 200.000m2 à la fin de l’année.

Paradoxalement, pointe JLL, la part des banques est plus basse que d’habitude, avec 18% contre 38% l’année dernière. L’administration est en revanche demandeuse d’espace, avec 25% des prises en occupation, contre 5,5% de moyenne sur cinq ans.