Dieselgate

Nouvelle action contre Volkswagen au Luxembourg

26 Septembre 2017 Par Frédéric Antzorn
Dieselgate VW
Selon la Touring Association Luxembourg (TAL), 34.000 véhicules de la marque Volkswagen sont concernés par le dieselgate au Grand-Duché. (Photo: DR)

Après l’État en début d’année, puis l’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) plus récemment, c’est au tour de la Touring Association Luxembourg (TAL) d’envisager de se tourner vers la justice pour réclamer des comptes à Volkswagen dans le cadre du scandale du dieselgate.

La toute jeune Touring Association Luxembourg (TAL) – fondée en 2015, et qui compte aujourd’hui près de 300 membres à titre professionnel ou privé – a indiqué ce mardi vouloir saisir la justice pour réclamer au Luxembourg la condamnation du groupe Volkswagen, l’un des constructeurs impliqués dans le scandale du dieselgate et des tests d’émissions truqués.

Souhaitant mener une action qu’elle juge «différente, mais complémentaire de celle que va engager l’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC), qui a opté pour une voie civile», la TAL veut, quant à elle, se tourner, «avec un dossier bien ficelé», vers la justice pénale pour parvenir à ses fins.

Action en trois temps

Après avoir créé sur Facebook un groupe «Dieselgate.lu», qui regroupe aujourd’hui 1.450 membres intéressés par ce qu’elle appelle «les tromperies et les agissements criminels commis par différents constructeurs», la TAL envisage dans un deuxième temps – d’ici le 31 octobre – de réunir un millier de plaignants potentiels pour agir en justice contre Volkswagen, dont 34.000 véhicules touchés par cette affaire ont été immatriculés au Luxembourg.

Soit autant de plaignants potentiels, ou presque, qui peuvent s’inscrire sur le site dédié à cette action, qui, via une base de données de Volkswagen, permet d’identifier les véhicules concernés par les tests truqués.

Dans un troisième temps, après le 31 octobre – si elle est parvenue à regrouper suffisamment de plaignants «pour donner le poids nécessaire à cette démarche» –, la TAL mandatera un avocat du cabinet Marc Petit pour déposer la plainte d’un client lésé «pilote» auprès du procureur général d’État, avec constitution de partie civile, qui pourra profiter ensuite à l’ensemble des plaignants réunis, au cas par cas.