Mobilité ferroviaire

Nouvel horizon pour un Luxembourg-Bruxelles en 2h07

07 Novembre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
À en croire François Bellot, ministre fédéral belge à la Mobilité, le report du trajet plus rapide entre Bruxelles et Luxembourg est lié «à des retards accumulés suite à des décisions budgétaires passées». (Photo: Nader Ghavami)

Présents lundi à Arlon dans le cadre de la signature d’une «lettre d’intention», les ministres belge et luxembourgeois ont reconnu que la promesse faite de relier plus rapidement les deux capitales européennes d’ici 2023 ne se fera pas. L’horizon 2025 est désormais évoqué.

Traduire les annonces politiques en réalité s’avère être un exercice périlleux. Surtout quand il s’agit de travaux d’infrastructures d’ampleur. Faite en juillet 2016 lors de la dernière rencontre Gäichel par Xavier Bettel et Charles Michel, la promesse de relier Luxembourg à Bruxelles en 2h07 «en 2023» ne sera finalement pas tenue.

Pour François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures, présent lundi à Arlon pour la signature d’une «lettre d’intention» avec son homologue belge, cette situation résulte avant tout «d’un choix politique en Belgique».

Entamés en 2007, les travaux de modernisation des 226 kilomètres de la ligne ferroviaire entre les gares de Bruxelles-Luxembourg et d’Arlon doivent donc aboutir à un gain de temps de 20 minutes d’ici à 2020. Quant à l’objectif de raccourcir le trajet entre les deux capitales trois ans plus tard, François Bellot, ministre fédéral belge à la Mobilité, l’a qualifié lundi de «réaliste» même si la promesse a été «confrontée à des retards accumulés suite à des décisions budgétaires passées».

Et ce dernier désormais d’assurer que «le refinancement pour les cinq prochaines années est assuré, ce qui représente une enveloppe de plus de 230 millions d’euros». Avec pour finalité un trajet qui doit devenir compétitif par rapport à la voiture à l’horizon 2025, via notamment la mise en place de différentes solutions.