Infrastructures routières

Nouveauté sur les routes, pas sur les pistes cyclables

25 Août 2017 Par Jean-Michel Hennebert
pistes cyclables MDDI
Les panneaux solaires sur les pistes cyclables ont été testés aux Pays-Bas et jugés trop onéreux. (Photo: Maison Moderne)

Dans les mois et années à venir, le système d’information du CITA fera l’objet d’une mise à jour de ses équipements destinés à être «à la hauteur du progrès technique», annonce vendredi le MDDI. Les pistes cyclables, elles, ne seront pas équipées de panneaux solaires.

Les infrastructures routières luxembourgeoises évolueront. C’est en substance le message transmis vendredi par François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures, dans plusieurs réponses parlementaires publiées vendredi.

Interrogé en premier lieu sur «la pertinence du système d’information CITA» en charge de la gestion du trafic, des incidents et de la sécurité des tunnels sur les autoroutes du pays, le ministre indique que «tant que la communication entre les véhicules et l’infrastructure n’est pas assurée par d’autres moyens et canaux» - autrement dit, la mise en place au Luxembourg des infrastructures liées à la conduite autonome -, ce système «n’est pas obsolète».

Dans sa réponse au député Serge Wilmes (CSV), François Bausch précise toutefois qu’«il est d’ores et déjà prévu d’installer des systèmes à la hauteur du progrès technique […] en relation avec les débuts des systèmes de conduite automatique et de l’évolution en général, notamment en ce qui concerne le transfert d’informations relatives aux chantiers, aux incidents, des messages de service quant à l’utilisation des parkings relais et des transports publics.»

Des panneaux solaires trop coûteux

Cette annonce se traduira donc par la nécessité de «rééquiper les autoroutes de nouveaux équipements, ce qui est prévu», mais aussi de faire bénéficier «le système de production actuellement en service […] d’un upgrade». Autant d’éléments avancés sans précision quant à la date ou le coût de ces opérations.

Dans une seconde réponse parlementaire, publiée vendredi, le ministre indique en revanche que les pistes cyclables du pays ne seront pas équipées de panneaux solaires, capables de permettre aux utilisateurs de vélos électriques de les recharger en roulant. Testée aux Pays-Bas, cette technologie est jugée trop onéreuse. «Le coût supplémentaire peut être estimé à 1.800 euros par m2», indique François Bausch aux députés Max Hahn et Claude Lamberty, qui précise que «le prix pour équiper une piste cyclable de trois mètres de large et 100 mètres de long s’élèverait donc à 540.000 euros.» Jugeant que «le prix des panneaux solaires pour installation en toiture et [leur] rendement est de 20% supérieur sur ceux appliqués sur les pistes cyclables», le ministre assure que «la pose de ces panneaux n’est actuellement guère intéressante» et annonce qu’aucun projet-pilote «n’est envisagé à brève échéance.»