Dans le Land

«Nous allons bien voir»

13 Décembre 2018 Par d'Lëtzebuerger Land
Dans ce numéro, le Land revient sur le projet de gratuité des transports en commun de la coalition Gambia 2.
Dans ce numéro, le Land revient sur le projet de gratuité des transports en commun de la coalition Gambia 2. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, retour sur le projet de gratuité des transports en commun du gouvernement à l’horizon 2020 au Luxembourg.

Les derniers mois, la filière alimentaire luxembourgeoise a surtout fait parler d’elle parce que le producteur de yaourt façon grecque Fage n’est pas bienvenu à Luxembourg.

Mais si Fage est une entreprise avec une empreinte globale, il y a au Luxembourg de plus en plus de producteurs qui servent surtout le marché local.

L’édition 2018 du supplément «Made in Luxembourg» met l’accent sur la production alimentaire et présente quelques-uns de ces producteurs de chocolat, bière artisanale, mais aussi de kimchi, kéfir et kombucha.

«Nous allons bien voir»

L’introduction du principe de gratuité dans les transports en commun est vraisemblablement prévue pour mars 2020. À partir de mars 2019 déjà, plus aucun abonnement annuel ne sera vendu, selon le ministère des Transports.

Mais il reste beaucoup de questions à éclairer. Promouvant la gratuité des transports en commun surtout comme une mesure sociale, les partenaires de la coalition DP/LSAP/Déi Gréng sont en train de découvrir ce qu’impliquera leur promesse politique.

Il y a, par exemple, un risque que la gratuité pourrait constituer un désavantage pour les frontaliers par rapport aux résidents. Ou l’hypothèse que la sécurité dans les trains pourrait se détériorer. «Nous allons bien voir tout cela», a répondu le ministre des Transports, François Bausch (Déi Gréng), aux deux syndicats concernés lors d’une réunion lundi matin, où il a en outre su rassurer sur le maintien du statut des cheminots. Désormais, il ne semble plus y avoir de grand obstacle politique à l’introduction de la gratuité.

Le baron au pays des Schtroumpfs

Se considérant comme produits d’une «Mischkultur», d’une savante synthèse franco-allemande, les Luxembourgeois ont tendance à oublier leur troisième voisin. Or, au 20e siècle, ce furent les capitaux belges qui, entre le Groupe Bruxelles Lambert et la Société Générale de Belgique, se partageaient une grande partie de l’économie grand-ducale.

Aujourd’hui, le Luxembourg continue de servir le capital belge, mais principalement comme juridiction où les UHNWI peuvent parquer des milliards investis ailleurs. En partant de la vie d’Albert Frère (décédé le 3 décembre), le Land relate l’histoire du capital belge au Grand-Duché.

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