Crise politique en Allemagne

Merkel encore et toujours candidate à sa succession

21 Novembre 2017 Par Paperjam.lu
Angela Merkel
Malgré l’échec des négociations de coalition, Angela Merkel, affaiblie, annonce vouloir se présenter en cas d’élections législatives anticipées. (Photo: Licence C.C.)

La chancelière allemande a annoncé lundi qu’elle était prête à endosser le rôle de tête de liste en cas d’élections législatives anticipées dans le pays, en dépit de son échec à former un gouvernement aux côtés des Libéraux et des Verts.

La crise politique allemande, née des résultats des élections du 24 septembre 2017, se poursuit. Quelques heures après l’annonce du retrait des Libéraux du FDP des négociations de coalition dimanche, Angela Merkel a annoncé lundi soir son intention d’être à nouveau candidate en cas d’élections législatives anticipées.

Dans une allocution diffusée sur la chaîne ARD, la chancelière en poste depuis novembre 2005 a indiqué qu’elle était «prête» à un tel scénario, se disant «très sceptique» quant à la mise en place d’un éventuel gouvernement minoritaire, autre option possible face à l’échec des négociations de coalition et qui lui permettrait de rester au pouvoir. Selon elle, des élections anticipées seraient donc «une voie préférable».

L’Allemagne et l’Europe plongées dans l’incertitude

Pourtant, la chancelière se trouve dans une situation inédite puisque pour la première fois depuis son accession à la tête de l’Allemagne, des voix de son propre camp se sont élevées pour lui demander des comptes suite au score historiquement bas (33%) obtenu par les conservateurs lors du scrutin du 24 septembre dernier. Sur la chaîne allemande ZDF, la chancelière, même très affaiblie, a toutefois refusé toute idée de démission ou de mise en retrait.

Lundi, le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, a affirmé que tous les partis allemands avaient la responsabilité d’essayer de former un gouvernement. Ce qu’ont refusé les sociaux-démocrates du SPD, tant que ces discussions se feraient sous l’égide d’Angela Merkel. La mise en place potentielle de nouvelles élections législatives ne pourrait se faire avant de longs mois, ce qui devrait plonger l’Allemagne dans l’incertitude. Et donc l’Europe tout entière.