Dieselgate

Matthias Müller quitte VW

13 Avril 2018 Par Audrey Somnard
Le départ de Matthias Müller avait été annoncé par la presse allemande dès mardi.
Le départ de Matthias Müller avait été annoncé par la presse allemande dès mardi.  (Photo: Licence C.C.)

Comme nous l’annoncions mercredi, le patron du géant allemand Matthias Müller va quitter ses fonctions à la tête de Volkswagen. Il sera remplacé par Herbert Diess.

Prévue pour vendredi, la réunion du conseil de surveillance de Volkswagen a finalement été avancée à jeudi. Herbert Diess remplace Matthias Müller et va devoir mettre en œuvre une réorganisation du groupe.

Alors que mardi, la presse allemande annonçait le départ du chef de Volkswagen Matthias Müller, sans démentir cette information, la direction du géant automobile allemand annonçait une réunion du conseil de surveillance pour ce vendredi. De façon complètement inattendue, cette réunion s’est en réalité tenue jeudi.

En début de soirée, le départ de Matthias Müller, dont on parlait dans les médias depuis plusieurs jours, a ainsi été confirmé.

Arrivé à l’automne 2015, en plein scandale du dieselgate, le remplaçant de Martin Winterkorn aurait dû rester jusqu’en 2020, mais laisse la place à Herbert Diess.

Herbert Diess, nouveau «super patron» de VW

Ce Bavarois de 59 ans préside depuis trois ans la marque Volkswagen et devrait devenir le nouveau «super patron» de VW. Connu pour sa poigne de fer, Herbert Diess bénéficie d’une image relativement propre, lui qui est arrivé dans le groupe seulement trois mois avant que le scandale du dieselgate se déclenche.

Pourtant, ce changement ne devrait pas altérer la stratégie du groupe pour autant. Les bons résultats de Volkswagen plaident en faveur d’une poursuite de la stratégie qui avait été menée jusque-là par Matthias Müller.

En mars, la direction a annoncé une hausse du chiffre d’affaires du groupe de 6,2% et un résultat opérationnel à un niveau «encore jamais atteint», précise Le Temps. Le premier vendeur de voitures de la planète voit aussi ses ventes augmenter sur tous les marchés, en Europe, en Asie et même aux États-Unis, d’où est parti le scandale.