Démission officielle

Marie-Laure Rolland choisit de quitter le Wort

30 Octobre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
Marie-Laure Rolland, qui devait quitter la rubrique Culture pour diriger le supplément «Die Warte», a annoncé lundi sa volonté de quitter le Luxemburger Wort. (Photo: Luc Deflorenne / archives)

L’actuelle chef de la rubrique Culture du plus grand quotidien national, qui devait officiellement prendre la tête du supplément «Die Warte» à partir du 1er novembre, a donné lundi sa démission pour désaccord avec la nouvelle ligne éditoriale du journal.

Nouveau mouvement au sein de la rédaction du Luxemburger Wort. Quatre jours après l’annonce d’une réorganisation interne qui fait suite à la nomination d’un nouveau trio à la tête du quotidien, nos confrères de 100,7 annoncent que Marie-Laure Rolland, actuelle chef de la rubrique Culture, a officiellement démissionné ce lundi.

Selon nos informations, cette décision fait suite à l’annonce par la rédaction en chef de seulement lui accorder un demi-poste pour la direction du supplément «Die Warte», qu’elle devait reprendre en main suite au départ à la pension de Marcel Kieffer. Un choix qui aurait donc empêché la journaliste de mettre en place le projet qu’elle souhaitait développer dans ce cahier spécial thématique. Selon nos informations, le nom du journaliste qui en reprendra les rênes n’est pas encore connu.

Des plaintes de la part des gens des églises.

Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg

La rubrique Culture, pour sa part, sera codirigée par Vesna Andonovic et Marc Thill. La première étant journaliste au sein de la rubrique, le second étant, jusqu’à présent, chef d’édition et avait fait la demande express de quitter ses fonctions pour retourner au sein de cette rubrique.

Ces mouvements interviennent un mois après le départ de Jean-Lou Siweck du poste de rédacteur en chef, sur fond de volonté du conseil d’administration de voir se mettre en place une ligne éditoriale «plus centre droit». Une position défendue par l’archevêque Jean-Claude Hollerich qui évoquait «des plaintes de la part des gens des églises qui n’auraient plus pu publier leurs choses dans le Wort».